Pour Langlois, pas de rémunérations après des enlèvements

Belga

Le juge d'instruction Jacques Langlois a exclu mercredi que la remise de 1.000 pilules d' ecstasy, le 10 août 1996 par Michel Nihoul à Michel Lelièvre, ait un quelconque lien avec l'enlèvement de Laetitia Delhez, commis un jour plus tôt.

Le juge Langlois a expliqué que Michel Nihoul avait reçu en dépôt, le 19 avril 1996, 5.000 pilules d'ecstasy d'un trafiquant anglais qu'il s'était empressé de dénoncer à la BSR de Dinant afin de garder la drogue pour lui. L'Anglais avait lui-même détourné cette drogue, qu'il aurait dû acheminer vers la Suède. Aucun lien n'a été retrouvé entre les membres de la bande dont faisait partie l'Anglais et les accusés, a dit le juge.

La date du 19 avril 1996 ne correspond par ailleurs à aucun enlèvement et les enquêtes de patrimoine n'ont révélé aucun indice sérieux de rémunération après des enlèvements, a dit M. Langlois.

Pour lui, Nihoul, qui avait déjà remis deux fois 100 pilules d'ecstasy à Michel Lelièvre en présence de Marc Dutroux, essayait simplement une nouvelle fois d'écouler la drogue qui était entrée en sa possession. Michel Nihoul a longtemps contesté ce trafic d'ecstasy, ne le reconnaissant qu'en octobre 2002. Et encore pour dire qu'il agissait pour le compte de la BSR, a dit M. Langlois.

Le juge a tenu à préciser que cette conviction lui était en personnelle. Au cours de cet exposé sur les relations entre Dutroux, Nihoul et Lelièvre, M. Langlois a évoqué l'éventualité d'un trafic de filles, recrutées en Slovaquie par Dutroux pour être placées dans des bars belges par Nihoul. Il est incontestable qu'il y a eu des conversations en juin 1996 mais ce trafic ne s'est jamais concrétisé car ils ont été arrêtés deux mois plus tard.

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