Un jeune de 17 ans tué au carnaval

On ignorait encore mercredi midi quel a été le mobile de l'agression mortelle commise vers 23H00, mardi, en pleine nuit du carnaval de Binche, et qui a coûté la vie à un jeune garçon de 17 ans, décédé suite à des coups de couteaux. Les auteurs sont toujours en fuite et n'ont pas été identifiés. Selon une récente enquête, un ado sur 20 porterait une arme en permanence.

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Un jeune de 17 ans tué au carnaval
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On ignorait encore mercredi midi quel a été le mobile de l'agression mortelle commise vers 23H00, mardi, en pleine nuit du carnaval de Binche, et qui a coûté la vie à un jeune garçon de 17 ans. Les auteurs sont toujours en fuite et n'ont pas été identifiés.

Le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, et le chef de la zone de police Anderlues-Binche, Jean-Claude Labar, ont précisé mercredi dans quelles circonstances les faits s'étaient produits.

Un groupe de trois ou quatre jeunes, auquel la victime appartenait, prenait le chemin du retour en se dirigeant vers la gare de Binche. Dans la rue Louis Buisseret, non loin de la Grand-Place, ils ont croisé un groupe apparemment beaucoup plus important, et une bagarre a éclaté, pour des motifs encore inconnus. C'est au cours de celle-ci, qu'un ou plusieurs coups de couteau ont été portés au jeune garçon de 17 ans, qui est tombé au sol tandis que le groupe d'agresseurs prenait la fuite et se fondait dans la foule des spectateurs du carnaval, qui étaient encore plusieurs milliers à ce moment.

Quand les secours sont arrivés sur place, le jeune garçon vivait encore, mais il avait perdu du sang en abondance. Transporté en clinique, il y a succombé deux heures plus tard. Un de ses amis a été frappé à coups de poing.

Les recherches aussitôt entamées par la police locale n'ont pas permis de retrouver le groupe d'agresseurs, pas plus qu'on n'a pu mettre la main sur le couteau utilisé. Quant aux amis de la victime, ils étaient encore sous le choc, et leur interrogatoire n'a pas encore permis d'apporter aux enquêteurs d'élément qui permette de faire évoluer les recherches.

Le chef de zone de police a également précisé qu'à l'occasion du carnaval, une cinquantaine de policiers étaient déployés, un effectif suffisant selon lui. Il a également rappelé qu'à sa connaissance, le carnaval de Binche n'avait jamais connu de fait d'une telle gravité.

Le dossier a été mis à l'instruction à Charleroi chez la juge Anne Dery.

Le procureur du roi a également précisé qu'au cours de la soirée de mardi, vers 18H00, une autre agression, aux conséquences moins dramatiques, avait eu lieu près de la gare de Binche. Un jeune homme y a également été frappé à coups de couteau, mais sa vie n'est pas en danger. Là encore, on ignore le mobile de ses agresseurs. Peu après, deux suspects ont été interpellés à leur domicile, mais il n'existe aucun lien entre les deux dossiers, précise-t-on au parquet de Charleroi.


Un ado sur 20 porterait une arme en permanence En 2006, 11 pc des garçons de 12 à 18 ans en communauté Wallonie-Bruxelles ont amené une arme à l'école au moins une fois sur le mois. Ils sont 5 pc à déclarer avoir apporté au moins six fois une arme à l'école au cours du mois, d'après des chiffres de la cellule Promes (Promotion éducation santé) attachée à l'ULB. "Cela revient à dire que 5 pc des garçons de 12 à 18 ans portent une arme en permanence", constate le professeur Danielle Piette, directrice de Promes. "C'est évidemment énorme, puisque cela représente un garçon sur vingt." L'enquête, réalisée par questionnaire écrit auprès de 4193 garçons de l'enseignement secondaire en Wallonie et à Bruxelles, montre également qu'un garçon sur dix environ a porté ou apporté une arme au cours dans les trente jours qui ont précédé l'enquête. L'enquête révèle aussi que 21 pc des garçons de 12 à 18 ans se seraient battus au moins quatre fois sur l'année. Cette question avait été posée à 5683 adolescents.

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