La Fête du Roi avec Albert et Paola
Le couple royal sortant participera ce vendredi aux festivités, mais sans le roi Philippe ni la reine Mathilde…
- Publié le 15-11-2013 à 05h48
- Mis à jour le 03-12-2013 à 05h29

Ce vendredi 15 novembre, c'est la Fête du Roi. Comme le veut une tradition désormais bien ancrée depuis 2001, le souverain en exercice sera à l'honneur religieusement le matin à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, militairement à midi sur la place des Palais et enfin civilement l'après-midi au Palais de la Nation. Mais comme le veut aussi une règle bien plus ancienne, le roi Philippe ne sera pas de la partie, pas davantage que la reine Mathilde du reste car un Roi ne peut évidemment pas se rendre hommage à lui-même dans une monarchie constitutionnelle digne de ce nom… On précisera d'ailleurs qu'il n'a jamais été question depuis la création de la Fête du Roi d'instaurer un culte de la personnalité mais plutôt de rendre hommage à l'institution. Ces 20 dernières années, il n'y a eu qu'une exception : en 1998 lorsqu'Albert II avait participé aux cérémonies à l'occasion du quinzième anniversaire de son règne. Comme pour les récents 20 ans de présence sur le trône, il avait demandé à l'époque qu'on n'organise pas de grandes fêtes mais il s'était rendu au Parlement puis à une animation sur le plateau du Cinquantenaire.
Par contre et là c'est une innovation : le roi Albert II et la reine Paola seront eux bel et bien présents aux côtés des princes et princesses Astrid, Lorenz, Laurent et Claire. Par contre, la reine Fabiola a dû décliner l'invitation tout simplement parce que ce genre de manifestations devient de plus en plus fatigant pour une personne de son âge. Il ne s'agit donc pas d'une réaction de mauvaise humeur à la récente réduction de sa dotation.
Procédons dans l'ordre : ce vendredi à 10 heures, l'archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard organise avec l'Eglise de Bruxelles le "Te Deum" qui a en fait été privatisé lui aussi dans les années 2000. Cette cérémonie n'en rencontre pas moins toujours un grand succès. Celui du 21 juillet est toujours mis sur pied à l'initiative du gouvernement et du ministère de l'Intérieur mais à celui de la mi-novembre on (re) trouve encore toujours beaucoup de membres de nos trois pouvoirs - en grande tenue ! - mais aussi des personnalités de tous bords. Il nous souvient d'y avoir croisé un Grand Maître de la Grande Loge de Belgique qui nous confia y venir par attachement pour la Famille royale.
Deuxième étape, cette fois en l'absence de la famille royale : une parade à partir de 14 heures devant le Palais royal avec une relève de la garde et un temps fort au cours duquel le commandant du détachement transmettra au nom de tout le personnel de la Défense, le message de fidélité et de loyauté destiné au souverain. En l'absence du Roi, le chef de sa Maison militaire l'y représente. La cérémonie a lieu en présence du Fanion de commandement du Roi porté par des officiers et sous-officiers de réserve en tenue de tradition du 2e régiment de grenadiers, et est accompagnée par la musique de la force aérienne.
Une idée d'Herman De Croo
Last but not least : l'hommage au Palais de la Nation.
Il faut rendre ici à De Croo (Herman) ce qui lui revient : c'est à son initiative qu'il fut décidé de fêter aussi désormais le chef de l'Etat au Parlement le 15 novembre et ce depuis le tout début du XXIe siècle. Celui qui présida (déjà) la Chambre à l'époque sous le premier gouvernement Verhofstadt avait été très impressionné par la fête des fiançailles de Philippe et de Mathilde dans les serres de Laeken en novembre 1999 et avait conçu le dessein de mettre sur pied un hommage annuel au Roi piloté à la fois par les pouvoirs législatif et exécutif. Ainsi fut-il et pour la 14e fois, la Famille royale - mais pas le couple royal en exercice - sera-t-elle reçue par la Chambre et le Sénat en présence du gouvernement. Cette année, les présidents des assemblées, André Flahaut (Chambre) et Sabine de Béthune (Sénat) et le gouvernement fédéral ont axé les festivités sur "l'année européenne des citoyens".Christian Laporte
