Décret Paysage: Françoise Bertieaux garantit l'impact positif de la réforme
La réforme du décret Paysage a un impact positif sur la réussite des étudiants, a assuré en commission mardi la ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Françoise Bertieaux, sur la foi des résultats de janvier des étudiants en BA1 dans l'enseignement universitaire.

- Publié le 07-03-2024 à 17h24
- Mis à jour le 08-03-2024 à 12h25

Selon les chiffres publiés par le Conseil des recteurs francophones (Cref), et que La Libre vous relayait déjà voici quelques semaines, 50,47 % des unités d'enseignement (cours) ont été réussies par les étudiants de BA1 (bloc 1) cette session de janvier contre 45,16 % en 2019-2020 (et 47,79 % en 2022-2023).
"Ces statistiques du Cref confirment la tendance à la hausse et ce, même après la période Covid. D'où toute l'importance de laisser la réforme prendre son rythme de croisière jusqu'à l'évaluation prévue par le décret en 2026, avant d'envisager de quelconques modifications qui pourraient s'avérer contre-productives pour les étudiants eux-mêmes" a expliqué Mme Bertieaux.
Selon cette réforme approuvée en 2021, pour pouvoir continuer son parcours académique, un étudiant devra valider en deux ans les 60 premiers crédits de son programme de bloc 1.
La ministre s'élève en faux contre la "rumeur" selon laquelle 75.000 étudiants seraient éjectés de l'enseignement supérieur lors de la prochaine rentrée suite à la réforme.
"En réalité, un étudiant qui n'aurait pas validé ses 60 crédits de Bloc 1 au bout de 2 ans et serait alors amené à tripler n'est en aucun cas éjecté de l'enseignement supérieur. Il a tout à fait le droit de se réorienter ou de rester dans la même option, mais en changeant de type d'enseignement (de passer de l'université à la haute école et vice-versa)", a expliqué la ministre.
En outre, dans le cas d'une réorientation, le décret laisse également de la souplesse à l'issue de la 1ère année : si l'étudiant ne valide que 50 crédits, il reste totalement finançable et peut poursuivre un cursus dans l'enseignement supérieur.
La Fédération des Etudiants Francophones (FEF) avait dénoncé cette réforme, jugeant qu'elle poursuivait "la dynamique d'un enseignement supérieur toujours plus élitiste". Elle a mené des manifestations dans plusieurs villes de Wallonie et à Bruxelles contre le nouveau dispositif il y a deux semaines.
