La tentative de confectionner un budget se heurte à un mur et Schaerbeek s'enfonce dans le blocage politique : "Nous devons atterrir maintenant ! "
Cinq mois après les élections communales, Vincent Vanhalewyn (Écolo), Premier échevin à Schaerbeek, invite les autres partis à prendre leurs responsabilités.

- Publié le 14-03-2025 à 12h10
- Mis à jour le 14-03-2025 à 18h04

Le gouvernement bruxellois n'est pas le seul exécutif du pays à encore attendre la formation d'une majorité de plein exercice. À Schaerbeek, sixième commune la plus peuplée du pays, les négociations s'éternisent.
Fin février, face à ce blocage record, les négociateurs avaient renoncé à désigner un bourgmestre à court terme pour lancer une initiative visant à se concentrer sur la confection d'un nouveau budget.
Mais l'initiative semble se heurter à un mur politique. "Nous sommes le 14 mars, et cela fait 5 mois que les Schaerbeekois ont voté. Cinq mois de blocage politique. J'ai essayé de parler du programme avec les autres partis, mais cela a bloqué. On parle de budget, cela bloque également, indique Vincent Vanhalewyn (Écolo), premier échevin à Schaerbeek, qui passe un appel aux autres partis à prendre leurs responsabilités. J'ai commencé à travailler avec l'administration pour confectionner ce nouveau budget. Mais elle demande désormais, logiquement, des arbitrages politiques. Le problème est que cela bloque à nouveau sur ce plan et qu'aucune réunion n'est prévue. J'appelle tout le monde à réfléchir durant le week-end. En début de semaine prochaine, nous devons atterrir ! Il y a assez de scénarios sur la table. Le temps n'aidera pas à trouver des solutions. Il faut maintenant faire des choix."
Depuis le 13 octobre, la mise en place d'une majorité schaerbeekoise est bloquée pour une question de personnes. Le PS, qui a obtenu la première place aux élections, tient à ce que sa tête de liste, Hasan Koyuncu, endosse l'écharpe mayorale. La liste MR-Engagés s'y oppose résolument, revendiquant le poste pour Audrey Henry (MR).
Plusieurs sources estiment que les négociations schaerbeekoises sont liées au blocage régional, et que rien ne se réglera dans la cité des Ânes tant qu'un gouvernement bruxellois n'est pas sur les rails. "Je ne sais pas si les deux sont effectivement liés, mais pour moi cela ne doit pas intervenir. Je dis depuis le début que c'est malsain que le cas de Schaerbeek soit conditionné par des formules régionales", conclut Vincent Vanhalewyn.