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Anneleen Van Bossuyt, la ministre modérée obligée de tenir la ligne dure de la N-VA

La ministre en charge de la politique migratoire fait preuve de pragmatisme et de rigueur sans être une figure naturellement autoritaire.

ministre de la Migration, Anneleen Van Bosuyt (N-VA)
“Si on ne reprend pas le contrôle, on met en danger notre capacité à accueillir dignement”, appuie Anneleen Van Bossuyt. ©cameriere ennio

La ministre de l'Asile et de la Migration, de l'Intégration sociale et des Grandes villes, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), croule-t-elle sous le poids de sa mission ? Dans le gouvernement de Bart De Wever, elle incarne sans détour la fermeté migratoire défendue par la N-VA. Mais cette Gantoise qui découvre, à marche forcée, l'un des portefeuilles les plus exposés du pays, est-elle vraiment "une pure et dure" comme le prétendent certains ?

Fidèle au parti

Lorsqu'on lui propose son ministère, début 2025, à la surprise de beaucoup jusqu'au sein de son propre parti, Anneleen Van Bossuyt sait que chaque mot, chaque geste sera disséqué. Elle s'astreint à une discipline : rester fidèle au cap fixé par son parti. Les intentions sont martelées : réduire les flux migratoires, accélérer les procédures, limiter les effets d'appel.

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