Les accents carolos et gantois d'"Astérix: le Domaine des dieux"
Le long métrage sort ce mercredi. Du grand art avec une touche de Belgique.
- Publié le 25-11-2014 à 18h35
- Mis à jour le 26-11-2014 à 11h40

Janvier 2014, Marcinelle, au siège du célèbre groupe Dupuis et de sa société de production Belvision. Quelques journalistes et une délégation ministérielle se pressent dans les studios de Dreamwall pour découvrir les premiers résultats tangibles de la plus grosse production francophone pour un long métrage d'animation. Le film en images de synthèse et en relief (3D) n'est annoncé que pour la fin de l'année, mais le "bébé" pousse déjà ses premiers cris.
C'est ici, en banlieue de Charleroi, que sont conçues et fabriquées les images d'animation de "Astérix : le Domaine des dieux". Car si le film est une production française (M6 Studio), il repose aussi sur les épaules et le savoir-faire de deux studios belges : le carolo Dreamwall (où l'on retrouve Dupuis, mais aussi la RTBF, Wallimage Entreprises et Sambrinvest) et le gantois Grid (lire ci-contre). Le budget avoisine les 33 millions d'euros, dont plus de 6 millions seront investis en Belgique.
Animation et exportation
"Aujourd'hui, avec ce film "Astérix", c'est plusieurs millions d'euros investis en Wallonie et une trentaine de personnes employées", lance fièrement Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Economie, en présence de Philippe Bony, patron de M6 Studio. A leurs côtés, Philippe Reynaert, directeur du fonds régional Wallimage, vante la filière "Animation" née au tournant des années 2000 dans le sud du pays. En une petite décennie, pas moins de 34 productions ont vu le jour (dont 16 longs métrages et 18 séries). Ces productions ont représenté, dans le chef du fonds régional, l'injection de plus de 8 millions d'euros. "Un montant qui a généré un impact global, sur le secteur de l'animation, de 25 millions. Cela signifie que pour 100 euros investis, on a une dépense en Wallonie de 300 euros !" Et, aux dires de Philippe Reynaert, ce n'est là qu'un début, l'animation étant le produit qui s'exporte le mieux à l'international et sur "les nouveaux écrans" (tablettes, consoles, smartphones, etc.).
Six mois plus tard, les équipes de Dreamwall mettaient la dernière main au travail d'animation sur "Astérix : le Domaine des dieux". Cela faisait alors plus d'un an que les équipes œuvraient sur le projet, dont 45 minutes auront finalement été réalisées dans les studios de Dreamwall et Grid.
Ce 26 novembre, on imagine la fierté qui sera celle de ces équipes en voyant le public aller savourer les accents carolos et gantois d'Astérix et Obélix.

