Pandi, Panda, petit ourson de Chine…
Les "quadras" et les plus vieux se souviennent de cette entêtante chanson de Chantal Goya (1984), tellement assommante que, pour beaucoup, il est difficile d'évoquer ce cher ursidé sans avoir en tête ce refrain un peu débile. Cette comptine Pandi Panda nous assaille à nouveau. L'édito de Francis Van de Woestyne.
- Publié le 12-09-2013 à 05h40
- Mis à jour le 05-02-2014 à 22h43
Pandi, Panda, petit ourson de Chine… Les "quadras" et les plus vieux se souviennent de cette entêtante chanson de Chantal Goya (1984), tellement assommante que, pour beaucoup, il est difficile d'évoquer ce cher ursidé sans avoir en tête ce refrain un peu débile. Cette comptine Pandi Panda nous assaille à nouveau. Car deux Pandas se retrouvent au cœur d'une histoire belgo-belge qui va, à n'en point douter, beaucoup amuser nos amis français. Deux individus adultes vont être prêtés à la Belgique - un Panda ne se donne pas. Et deux infrastructures étaient candidates : le zoo d'Anvers et le parc Pairi Daiza, à Brugelette (Hainaut). La Chine a décidé hier de confier les deux magnifiques animaux à l'espace francophone. Pourquoi ? Tout simplement parce que seul Pairi Daiza avait déposé un dossier complet auprès des autorités chinoises.
Elio Di Rupo, actuellement en visite en Chine, s'était enquis, auprès des autorités, de l'avancement du dossier. Misère ! Voilà qu'en Flandre, on l'a accusé de pratiquer une diplomatie partisane. Kris Peeters (CD&V), également en Chine, lui réclame des explications. Et la presse flamande déverse son lot de critiques sur Pairi Daiza, créé grâce à des fonds européens, dirigé par un homme proche du CDH, etc., etc. Car l'enjeu est aussi économique : l'action Pairi Daiza a bondi.
Au temps de la Belgique de papa, la solution aurait été toute trouvée : on aurait envoyé un Panda à Anvers, un autre à Brugelette. Mais le couple est inséparable…
Ce dossier n'aurait évidemment pas dû quitter la sphère économico-écologique et être l'objet de petits jeux communautaires.
