Hugues Aufray: "Être heureux est un devoir moral"
Le chanteur de "Stewball" et "Céline" remonte sur scène. Ses chansons n'ont pas vieilli, lui non plus. Il a des idées bien tranchées sur l'évolution de la société. Et estime ne jamais avoir travaillé.

- Publié le 20-10-2024 à 08h06
- Mis à jour le 21-10-2024 à 08h53

Veste de cuir, jeans, large sourire, crinière blanche, Hugues Aufray n'a pas d'âge, certainement pas celui qui figure sur sa carte d'identité : 95 ans. Il me présente sa femme, Muriel, de 45 ans sa cadette. Ils se connaissent depuis 2005. Ils se sont rencontrés dans un TGV. Elle lui a demandé un autographe. La chance sourit aux audacieux. Il l'a épousée le 2 septembre 2024, après être devenu veuf de sa première épouse. Sa vie se parcourt comme on tourne les pages d'un roman : il y a de l'amour, des chagrins, des audaces. De temps à autre, il croise le regard de sa femme, comme s'il avait besoin de son approbation. À moins qu'il ne s'agisse, tout simplement, d'y puiser de l'énergie, de la tendresse, de l'adrénaline. Il ne cherche pas la nuance, aligne ses idées bien arrêtées sur l'évolution de la société. Il se sent "plein", c'est-à-dire apte à transmettre, à donner aux autres, forcément plus jeunes, les enseignements de sa vie de troubadour. Tout le monde a en tête au moins une, deux, trois, dix de ses chansons. Que ce soit "Stewball", "Santiano", ou "Céline". Sans cette chanson, Céline Dion n'existerait pas. Inimaginable, l'impact qu'a pu avoir cette chanson sur la maman de Céline Dion, enceinte de son 14e enfant.Hugues Aufray a chanté devant Martin Luther King et le Général de Gaulle. Il remonte sur scène à 95 ans, pour interpréter quelques-unes des chansons qui figurent sur son dernier coffret. Il sera au Cirque royal à Bruxelles le 3 novembre. C'est un roc, un monument national. Bienvenue dans sa vie, ses valeurs, ses combats.
Dans quelle famille avez-vous grandi ?
Je suis le troisième fils d'Henri Auffray, avec deux "f", et d'Amyelle de Caubios d'Andrian. Ma mère est issue d'une noblesse très ancienne, du XIIe siècle. Je suis un natif des Pyrénées, pas loin de l'Espagne, j'ai du sang espagnol dans les veines.
Quelles valeurs vos parents vous ont-ils transmises ?
Les valeurs du christianisme comme structure morale, qui permet d'avoir un comportement social généreux, charitable et tolérant.
Quel enfant étiez-vous ?
Courageux, je pense : je me suis souvent battu pour prendre la défense des plus faibles. Un jour, je me suis cassé la main droite pour protéger un copain originaire de l'île Maurice : on avait traité sa sœur de négresse. Cela dit, j'ai été très peu à l'école. J'étais dyslexique, gaucher. Je ne parvenais quasiment pas à écrire. J'ai envié mes frères qui eux, allaient à l'école. J'ai passé ma jeunesse avec ma mère qui m'a appris la vie, qui m'a appris à aimer la peinture, la musique. Elle m'emmenait dans les musées, aux concerts, etc. Et je suis entré à l'école pour la première fois pendant la guerre, en 1940. Puis je suis allé au collège de Sorèze, dans le Tarn, chez les Dominicains. Mes parents avaient divorcé. Après avoir vécu avec ma mère, j'ai rejoint mon père en Espagne, puis je suis revenu en France pour terminer mon bac. Je voulais faire des études artistiques, être peintre ou sculpteur.
Le destin en a décidé autrement…
J'ai une sœur et deux frères. Jean-Paul, l'aîné, était un génie des mathématiques, un grand scientifique, mais un garçon très original, un révolutionnaire. Le deuxième, Francesco, avait des relations extraordinaires avec les animaux : il les guérissait. C'était un garçon d'une beauté physique incomparable, avec une voix naturelle d'opéra ; il aurait pu être l'un des plus grands chanteurs du siècle. Il est parti au Canada et est tombé amoureux d'une très jeune Chinoise. Les parents de la fille se sont opposés au mariage à cause de la religion. Mon frère s'est suicidé de désespoir. Il avait 25 ans. Quand ce drame est arrivé, j'étais marié, j'avais déjà deux enfants. J'avais un an de moins que lui mais je n'avais qu'une idée : le suivre. J'ai été sauvé par ma femme et mes enfants. Et le destin a fait de moi un chanteur : j'ai voulu ainsi prendre la place de mon frère. Pourtant, je n'étais pas fait pour être chanteur. Mais puisque tel était mon destin, je me suis dit : "Essaie de faire le mieux possible".
C'est un concours de chanson qui vous a révélé…
Un ami pianiste m'a quasiment inscrit de force à un concours organisé par le parolier Pierre Delanoë : "Les numéros un de demain". Mais je n'avais pas de chanson originale. J'ai entendu un jeune mec qui chantait un truc prodigieux, "Le poinçonneur des lilas" : Serge Gainsbourg. J'ai été deuxième du concours. Le vainqueur a disparu du circuit, et je suis entré chez Barclay. Cela dit, ma carrière n'a pas été très rapide comme celle de Johnny, Richard Anthony ou Claude François. Moi, j'ai dû beaucoup grimper, comme dans une étape du Tour du France… Mais bon, je suis toujours là…
Ensuite, Maurice Chevalier vous a choisi pour réaliser la première partie de sa tournée aux États-Unis…
Pourtant, nous étions nombreux à être candidats. Je pense que je n'étais pas le meilleur, loin de là. Mais je crois qu'il a vu en moi un mec qui ne savait pas trop bien chanter, qui était naturel et qui avait une émotion dans la voix : l'émotion du deuil de mon frère. J'ai donc passé huit jours aux États-Unis, je me suis un peu baladé et j'ai découvert un cabaret où j'ai vu un type qui grattait la guitare en jouant de l'harmonica. C'était Robert Zimmerman, qui avait changé de nom en arrivant en New York : son nom d'artiste était devenu Bob Dylan… Je ne parlais pas l'anglais, il ne parlait pas le français. Mais j'ai ramené en France une trentaine de chansons américaines qui me plaisaient beaucoup : c'était du folksong, de la country music alors qu'en France, on n'entendait que du twist. Je détestais. Moi, j'aimais le vrai rock'n'roll des Blacks, pas celui dénaturé qui est arrivé en Europe.
Vous avez donc repris les chansons de Bob Dylan…
Oui. Et je l'ai invité en 1963 : il habitait chez moi, je lui préparais de la nourriture française, je lui ai fait découvrir le camembert, le couscous… Et nous sommes devenus amis.
Mais il vous fallait un répertoire personnel…
J'avais écrit des petits trucs pour m'amuser, mais c'était nul. Pierre Delanoë m'a aidé. Il n'aimait pas trop ce que Bob Dylan faisait, il trouvait que ce type n'avait pas de voix. Dans le cabaret "The blue angel" où j'avais chanté avec Maurice Chevalier, il y avait aussi un trio que j'aimais bien et qui était en train de se constituer : Peter, Paul and Mary. Ils chantaient notamment "Stewball". J'avais beaucoup aimé la mélodie. Mais je n'aimais pas l'histoire que l'on m'avait traduite : un cheval qui buvait du vin. J'ai réécrit le texte avec Pierre Delanoë et l'histoire est devenue celle d'un petit garçon qui rêvait d'avoir un cheval. Et le petit garçon de la chanson, c'était moi…
Parce qu'en effet, vous aviez une passion pour les chevaux…
Je dois en effet beaucoup aux chevaux. Lorsque j'étais arrivé au collège de Sorèze, nous devions choisir entre plusieurs sports : l'escrime, la gymnastique, le football et le cheval, qui était le sport roi. L'écuyer en chef nous a fait monter, mes frères et moi, et a dit : "Le troisième (moi…), c'est un cavalier né". J'ai donc beaucoup appris et monté là-bas. Mais après mes études, je n'avais pas un sou, j'ai cru que je ne monterais plus jamais. Parce que, pour faire du cheval, il fallait à l'époque être soit fils de militaire, soit fils de fermier, soit riche. Je n'avais pas les moyens d'avoir un cheval, mais je rêvais d'en avoir un. C'est comme cela que la chanson est née, bien des années plus tard. Et avec le succès, j'ai pu m'acheter des chevaux, organiser des stages d'équitation pour les jeunes.
"Je ne fais pas pleurer les enfants par plaisir..."
"Stewball" fut en effet un énorme succès. Tout comme l'une des chansons qui a suivi : "Céline". L'histoire est incroyable…
L'émotion de cette chanson vient du bouleversement que j'ai ressenti en apprenant la mort de mon frère. À l'époque, je travaillais avec Vline Buggy, qui a écrit 73 textes pour Claude François. Elle avait perdu une sœur, moi un frère. Elle avait reçu une musique écrite par Mort Shuman, sans doute issue du folklore juif. Moi, j'ai voulu raconter l'histoire d'un grand frère, mon frère, qui s'est sacrifié toute sa vie pour moi. Par ailleurs, à cette époque, en France, dans les familles des mineurs du Nord, beaucoup de très jeunes filles étaient amenées à remplacer leur mère qui souvent mourait jeune, de fatigue. Les sœurs aînées élevaient leurs frères et sœurs comme s'il s'agissait de leurs enfants.
L'histoire ne s'arrête pas là…
Très loin de là, au Québec, la maman de Céline Dion a entendu cette chanson. Elle était enceinte mais avait déjà 13 enfants. Son mari et elle s'étaient dit : 14, cela va faire beaucoup, on ne peut pas la garder, on n'est pas assez riches. Même si elle était très chrétienne et pratiquante, la maman avait décidé de ne pas garder l'enfant. Mais un jour, elle a entendu "Céline" et, bouleversée, a dit à son mari : "Je garde l'enfant et si c'est une fille, elle s'appellera Céline". Céline Dion doit donc non seulement son prénom mais aussi sa vie à cette chanson… C'est la confidence que la maman de Céline m'a faite un jour. Je ne trahis personne en disant cela. Elle m'a dit : "Hugues, je n'ai pas donné le nom parce que j'aimais la chanson, c'est grâce à la chanson que j'ai gardé l'enfant". J'ai chanté cette chanson devant Céline Dion dans l'émission de Michel Drucker. J'y ai ajouté un couplet. Céline n'a pu retenir ses larmes.
Vos chansons font souvent pleurer… C'est encore le cas avec "Le petit âne gris". Pourquoi n'écrivez-vous que des chansons tristes ?
Mais je ne fais pas pleurer les enfants par plaisir ! C'est l'émotion qu'ils éprouvent en écoutant mes chansons. D'ailleurs, à la suite du témoignage d'un curé alsacien qui m'avait fait cette remarque et m'avait invité à passer Noël chez lui, j'ai ajouté un couplet qui dit ceci : "Enfants inconsolables, de grâce ne pleurez plus. Dans cette modeste étable, votre âme est revenue pour fêter à Noël, réchauffer l'enfant nu, réchauffer le petit Jésus". C'est venu d'un seul trait.
Francis Cabrel dit qu'il reste parfois bloqué six mois sur un mot…
Moi, c'est la même chose. Cela ne m'a pas empêché d'enregistrer 430 chansons ! Mais je ne les ai pas toutes écrites.
Vous estimez ne jamais avoir travaillé…
Non, en effet. J'ai toujours fait ce que j'aimais. Et je continue. Je m'intéresse à la naissance des mots. D'où vient le mot "travail" ? D'après mes recherches, ce mot viendrait d'un instrument de torture ; on la faisait subir aux gens pour qu'ils passent aux aveux. Avez-vous noté que ce mot "travail" s'applique aussi à la naissance ? Quand une femme met un enfant au monde, quand le bébé est sur le point de naître, on dit au mari : "Votre femme est entrée en travail". Il s'agit donc d'un mot noble, mais qui renferme aussi l'idée de douleur. C'est, si je peux me permettre cette comparaison, comme en sport : il y a le travail, la douleur puis la victoire. Quand vous escaladez, vous souffrez, mais après vient la victoire, la délivrance. Le sport, c'est l'école de la douleur surmontée. Il y a un rapport entre la souffrance et le bonheur. Et je constate qu'aujourd'hui, des gens n'aiment pas leur travail pour toute une série de raisons. Certains ne travaillent que pour l'argent qu'il rapporte. À ceux-là, je dis : "Si vous n'êtes pas heureux, changez de travail…"
Qu'est-ce qui explique votre longévité artistique ?
Pour moi, la vie est un grand cercle. J'ai d'ailleurs fait une chanson qui s'appelle "Le grand cercle de la vie". Il n'y a ni gauche, ni droite. Le vrai sens de la vie, c'est le cercle. Aujourd'hui, vous voyez les combats entre la gauche et la droite. Je déteste les deux autant l'une que l'autre. Vous savez ce que disait Coluche ? "Je ne suis pas de droite, encore moins de gauche." Moi aussi, je suis comme cela. Je n'aime pas la politique parce qu'elle divise les hommes. Comme les religions. Et la politique, ça devrait régler tous les problèmes de société.
Vous êtes monarchiste…
Oui, je pense qu'il y a quelque chose à retenir des monarchies : c'est l'enchaînement. En France, ils se disputent pour avoir le privilège d'être le leader, ils veulent tous et toutes être président. Eh bien, qu'ils se débrouillent… Dans les monarchies, le fils ou la fille devient roi ou reine. Ce sont des gens qui ont été préparés, éduqués pour être au service de leur pays. Je trouve qu'une monarchie fait davantage confiance à l'individu, à l'homme ou la femme, alors que les systèmes républicains considèrent que tous les hommes sont égaux, ce qui est faux. Ils ne sont pas tous égaux. Ils sont choisis par certains pour certaines qualités, et détestés par d'autres pour ces mêmes qualités qui leur apparaissent comme des défauts.
"La devise de la France devrait être "Fraternité, justice, laïcité"
La devise de la France est pourtant "Liberté, égalité, fraternité…"
Moi, je changerais la devise de la République française : elle ne me convient pas. Je mettrais fraternité en tête. Je remplacerais égalité par justice. Parce que l'inégalité a été créée par la nature, et la justice a été créée par l'homme. Alors je préfère que la justice répare l'inégalité. Pour moi, la devise devrait commencer par la fraternité parce que la fraternité n'a pas de frontières. Ensuite justice, et enfin laïcité. La laïcité comme une valeur, une des trois valeurs fondamentales de la démocratie. Fraternité, justice, laïcité.
À un moment de votre vie, vous avez perdu la foi. Pourquoi ?
Le divorce de mes parents a fait que j'ai cessé d'être pratiquant. Parce qu'à l'époque, la communion était refusée à un divorcé. Cela me choquait beaucoup. L'Église devrait évoluer et permettre, par exemple, le mariage des prêtres. Cela réglerait beaucoup de problèmes. Cela dit, je suis contre le mariage des homosexuels. On devrait parler de l'union civile quand deux personnes de même sexe décident de vivre ensemble. L'union devrait être reconnue sur le plan financier, administratif, pour les impôts, pour les héritages, tout ce que vous voulez mais le mot "mariage" pour moi, appartient à l'Église.
Vous venez d'avoir 95 ans, vous êtes jeune marié… Vous semblez en excellente santé. Quelle est votre recette ?
Je ne bois pas d'alcool – un petit peu, quand c'est incontournable, à un anniversaire par exemple –, je ne fume pas, j'ai une vie saine, c'est peut-être cela qui me permet d'être en bonne santé. Mais ce mode de vie a été, par moments, un grand handicap dans ma vie d'artiste, parce que tous les artistes sont des ivrognes, des drogués…
Il ne faut pas généraliser ! Ne sont-ils pas d'abord d'une certaine façon drogués à la gloire ?
Je vous assure que la drogue y fait des ravages. Moi, je suis un épicurien. Je pourrais résumer mon style de vie ainsi : "Privez-vous de vos petits plaisirs pour qu'ils deviennent des grands plaisirs". Fumer un cigare dans l'année, c'est un vrai plaisir. Si c'est dix par jour, vous mourrez. Je me sens "plein" aussi, dans ce sens : je suis un réservoir de choses que je veux communiquer aux gens, des choses très simples.
Par exemple ?
Il faut écouter ses frères humains, le chant ou les pleurs des animaux. Il faut écouter le bruit du vent, des arbres, le bruit de la mer. J'aime marcher dans la forêt, entendre le silence, le rire des oiseaux, la fuite des animaux qui galopent quand ils entendent le cheval arriver. Il faut apprendre à écouter le monde avant de pouvoir en parler. J'ai le sentiment que je n'ai pas terminé de poser mes bagages. Il y a encore tant de choses à apprendre. Le protestantisme, par exemple.
Pourquoi ?
J'ai passé mon temps à protester. Je vais donc continuer à rouspéter. Et j'envisage d'étudier le protestantisme. J'ai appris récemment que les protestants ne croient pas en la Vierge Marie. J'ai réfléchi et je me suis dit : Ils n'ont pas tort, est-ce qu'elle est vraiment vierge ? Qui peut me le dire ? Personne. L'Évangile me dit qu'elle est vierge, mais l'Évangile, qui l'a vraiment écrit ? Qui ? C'est peut-être une espèce de Mélenchon de l'époque. Les catholiques disent que Marie était vierge et pourtant elle a mis un enfant au monde… Il est possible aussi qu'il y ait eu un problème de traduction de l'araméen, la langue que parlait le Christ. Marie pourrait signifier "très jeune fille", que les chrétiens ont traduit par "vierge". L'important, c'est qu'avec la figure de Marie, le christianisme a permis d'introduire une femme dans la religion.
Comment vous ressourcez-vous ?
En regardant et en écoutant les enfants.
En qui, en quoi croyez-vous ?
Je crois beaucoup à la science qui est là pour nous servir. Mais encore faut-il savoir s'en servir. Brassens a cité Dieu 140 fois dans des chansons. Je crois en Brassens, dans les dieux de Brassens, c'est-à-dire le dieu de la foi du charpentier, la foi du boulanger.
Pensez-vous à la mort, parfois ?
J'y pense à la mort, sans arrêt, parce que tout le monde va mourir. C'est terrible de mourir quand on ne mérite pas de mourir. Les enfants qui meurent jeunes parce qu'ils ont une maladie, les enfants qui meurent jeunes parce qu'on les a battus ou tués, c'est horrible, mais également les hommes qui ont 30 ans, qui n'ont pas eu de vie, les filles qui ont 25 ans, qui sont belles, qui meurent d'accidents, ou qui meurent violées ou tuées, découpées en morceaux, tout ça c'est horrible.
Qu'est-ce qu'il y a après la mort ?
La science fait de nouvelles découvertes. J'ai lu que des expériences avaient été réalisées auprès de personnes décédées. Des gens dont la mort avait été scientifiquement constatée. Pourtant, des appareils ont détecté des vibrations…
Êtes-vous un homme heureux ?
Je suis heureux. Être heureux, c'est un devoir moral.
Du côté de chez Proust
Quelle est votre vertu préférée? L'honnêteté
La qualité que vous préférez chez un homme? Le courage.
Chez une femme? La grâce.
Votre principal défaut? La modestie.
Votre principale qualité? L'optimisme.
Votre rêve de bonheur? La paix.
Quel serait votre plus grand malheur? La guerre.
Votre auteur préféré? Arthur Rimbaud et Jean Giono.
Votre compositeur préféré? Bach, Chopin, Ravel.
Votre héros préféré dans la fiction? Enfant, j'aimais beaucoup Tarzan.
Qu'est-ce que vous détestez par-dessus tout? Le mensonge.
Quel est le don que vous auriez aimé avoir? Savoir compter…
Comment aimeriez-vous mourir? A cheval et au galop.
Quelle est la faute, chez les autres, qui vous inspire le plus d'indulgence? Les fautes d'ortographe.
Avez-vous une devise ou une phrase qui vous inspire? André Gide : "L'art naît de contraintes, il vit de luttes et meurt de liberté"