Zones franches, nouvelle salle de congrès, retour d'un méga projet... Le nouvel exécutif bruxellois veut relancer l'économie
Le nouveau gouvernement régional veut provoquer un "choc d'investissements" dans la capitale.

- Publié le 13-02-2026 à 14h28
- Mis à jour le 13-02-2026 à 17h44

Les 613 jours de crise politiques à Bruxelles auront eu un impact non négligeable sur les entreprises. L'accord de la nouvelle majorité régionale en place promet de rattraper le temps perdu. "L'attractivité de Bruxelles sera au cœur de nos politiques", affirme la nouvelle équipe qui veut "provoquer un véritable choc d'investissement".
Pour ce faire, Bruxelles va notamment instaurer des "zones franches urbaines", aux alentours du port et du site d'Audi Forest. L'idée est d'y soutenir l'installation de nouvelles entreprises, en leur proposant des allégements fiscaux, un soutien RH ou des facilités administratives.
"Il nous reste trois ans de législature pour prouver que Bruxelles peut être une Région où il y fait bon d'entreprendre"
Bruxelles veut aussi moderniser son économie, avec l'objectif de devenir "la capitale de l'intelligence artificielle". "S'appuyant sur les atouts de Schuman, Mediapark et de Kanal, la Région se positionnera comme un hub en matière de GovTech, d'économie créative et multimédia", explique la nouvelle majorité.
Surprise : le retour du projet Neo
Surprise de taille, aussi : le projet Neo de rénovation du plateau du Heysel, tombé aux oubliettes depuis des années, revient à la surface. Le gouvernement l'évoque dans sa déclaration, sans entrer toutefois dans les détails, ni en citant les montants éventuellement alloués pour redynamiser les alentours de l'Atomium.
Mais le grand centre de congrès et de conférence, réclamé par le secteur depuis des années, pourrait enfin devenir une réalité sur ce même plateau du Heysel. Ce centre doit "répondre à un déficit structurel en infrastructures de congrès et d'expositions de haut niveau" et "renforcer le positionnement international de Bruxelles en tant que pôle économique de premier plan".
Ici aussi, pas de montant cité pour la construction de l'infrastructure. "Son montage financier sera assuré par la Région, via les structures existantes de Neo, et au travers de financements externes et privés", explique le futur gouvernement.
"Place à l'exécution"
De manière générale, la nouvelle équipe en place veut faciliter les tâches administratives des entreprises ou des indépendants, notamment en ce qui concerne l'octroi de permis. Elle soutiendra aussi l'économie locale et circulaire ou l'entrepreneuriat féminin, ainsi que les secteurs "pourvoyeurs d'emplois bruxellois – comme notamment l'Horeca, le secteur du non-marchand et de la santé, des aides à domicile, de la construction et de la rénovation, de l'industrie culturelle et créative et du numérique".
Enfin, le gouvernement promet de soutenir le secteur de la nuit et de l'événementiel "en travaillant à lever les barrières auxquelles il est confronté".
Suffisant pour redorer l'économie bruxelloise ? "Il nous reste trois ans de législature pour prouver que Bruxelles peut décider, agir et obtenir des résultats, et faire d'elle, une Région où il y fait bon d'entreprendre, déclare Thierry Geerts, le CEO de l'organisation patronale bruxelloise Beci. Nous saluons le sens des responsabilités dont il a été fait preuve. À présent, place à l'exécution."