ArcelorMittal: négociations paralysées
"Ce que la direction nous propose est insuffisant et inacceptable", explique le président de la délégation CSC, David Camerini. "Notre objectif est de sauver l'emploi, alors qu'elle veut procéder à des licenciements. On tourne en rond..."
- Publié le 09-11-2012 à 18h45

Syndicats et direction d'ArcelorMittal à Liège ont suspendu les négociations concernant le volet social lié au projet de fermeture de la phase liquide, vendredi en début d'après-midi. Faute d'arriver à un accord, une conciliation sociale devrait avoir lieu lundi.
"Ce que la direction nous propose est insuffisant et inacceptable", explique le président de la délégation CSC chez ArcelorMittal, David Camerini. "Notre objectif est de sauver l'emploi, alors qu'elle veut procéder à des licenciements. On tourne en rond. Nous avons donc unanimement décidé d'activer la procédure de conciliation."
Une telle procédure avait déjà été menée mi-septembre, après que la direction a menacé de retirer son plan d'investissements de 138 millions d'euros visant à pérenniser la phase à froid si la phase 1 de la procédure de licenciement collectif Renault, entamée près d'un an plus tôt, n'était pas bouclée.
Le conciliateur désigné par la ministre fédérale de l'emploi, Monica De Coninck, avait alors réussi à remettre les différentes parties autour de la table. Plusieurs semaines plus tard, les syndicats avaient demandé l'intervention de la Région wallonne dans le but de mettre en place un plan industriel plus ambitieux que celui proposé par la direction.
Le groupe de travail étudiant la question devait se réunir vendredi après-midi "mais la direction a décidé de ne pas y aller", précise David Camerini. "Le groupe de travail reprendra dès qu'un accord social sera obtenu."
