La CGSP dépose un préavis de grève pour une durée illimitée
La CGSP a récemment déposé un préavis de grève prenant cours à partir du mardi 16 décembre pour une durée illimitée, a-t-on appris auprès du syndicat socialiste. Le préavis concerne l'ensemble de la fonction publique et les entreprises publiques autonomes.
- Publié le 08-12-2014 à 15h37
- Mis à jour le 09-12-2014 à 09h03
La CGSP a récemment déposé un préavis de grève prenant cours à partir du mardi 16 décembre pour une durée illimitée, a-t-on appris auprès du syndicat socialiste. Le préavis concerne l'ensemble de la fonction publique et les entreprises publiques autonomes. Avec le dépôt de ce préavis, la CSGP entend marquer son opposition aux "mesures gouvernementales envisagées pour l'ensemble de la fonction publique et des entreprises publiques autonomes", mesures qualifiées par le syndicat d'"attaques".
Il s'agit notamment de mesures relatives à la pension ou au non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite, indique Michel Meyer, président de la CGSP. Selon le responsable syndical, ce préavis a été déposé de manière préventive en vue d'actions qui seront probablement menées durant les prochaines semaines, singulièrement après l'adoption de la loi-programme actuellement en discussion à la Chambre et qui traduit les orientation du gouvernement Michel. "Nous sentons bien que le gouvernement va avancer à marche forcée", poursuit Michel Meyer.
Le préavis de grève n'a été déposé que par la seule CGSP.
De son côté, l'ensemble de la FGTB a laissé entendre dimanche, par le biais de son président Rudy De Leeuw, que de nouvelles actions pourraient être organisées dès janvier "si le gouvernement met les syndicats devant le fait accompli".
Le Syndicat des Indépendants et des PME met en cause la légalité des grèves
Les grèves tournantes jettent le discrédit à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, indique lundi dans un communiqué le Syndicat des Indépendants et des PME (SDI), qui met également en cause la légalité des actions. Le syndicat demande au gouvernement et à la police d'intervenir afin de "faire cesser toute voie de fait portant atteinte à la liberté de circulation et de travail lors des prochaines manifestations". Selon le SDI, les actions de grève menées depuis plusieurs semaines en front commun syndical sont politiques et illégales. "Une grève générale d'ampleur nationale née d'une réaction à des mesures gouvernementales, qui n'est pas susceptible d'être contrée par des négociations internes à l'entreprise puisque son issue dépend de décisions d'ordre politique, possède une cause illicite", explique le syndicat.
Il ajoute que le "détournement de pouvoir de la part des syndicats" affecte les employeurs et les autres travailleurs, notamment les indépendants et les commerçants. "Les boucs émissaires de la grève sont les entreprises, les navetteurs, les travailleurs qui n'ont d'autre choix que de se plier à un mouvement qu'ils ne cautionnent pas", indique le communiqué. La poursuite de ces actions fait par ailleurs craindre au SDI "de lourdes pertes financières ainsi que des pertes d'emploi qui vont s'additionner sur une facture qui commence déjà à peser lourd".
Le Syndicat des Indépendants et des PME demande donc que les services de police démantèlent systématiquement les piquets de grève annoncés par les organisations syndicales pour le 15 décembre et empêchent "l'obstruction de la voie publique par les manifestants et la violation de la propriété privée par des voies de fait illégales".
