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Dans les coulisses du nouveau fournisseur de la Cour: les hommes aiment sentir le tabac, les femmes la boue de la mer Morte

Dans cette savonnerie du nord de Bruxelles, la magie opère depuis 90 ans. L'entreprise familiale recense plus de formules secrètes qu'en renfermerait un grimoire. Aujourd'hui, 80% des ventes embaument l'Autriche, l'Allemagne, la France, l'Amérique, la Russie ou l'Iran. Reportage d'ambiance.

Nicolas Lowyck et Christophe Bortels
Dans les coulisses du nouveau fournisseur de la Cour: les hommes aiment sentir le tabac, les femmes la boue de la mer Morte
©Photos: Christophe Bortels - Logo: Anne Thery

Un reportage de la série "Dans le secret des lieux" aux Savonneries Bruxelloises, désignées ce 11 novembre 2016 nouveau fournisseur de la Cour.

C'est comme si une autre rue se cachait derrière la porte d'entrée. Un capharnaüm produit par deux lignes de production couchées dans un atelier où tout résonne. La cadence y est effrénée. "On a déjà testé d'autres machines, plus neuves, mais elles n'allaient pas aussi bien. On a rappelé le fournisseur. Il nous a dit: 'Attendez, j'arrive, et vous verrez qu'elles iront plus vite, vos machines'. Le lendemain, les anciennes revenaient.", se souvient Bastien Hachez, chargé de communication des Savonneries bruxelloises. Une dizaine d'ouvriers officie depuis 40 ans. "Comme dans le temps", ponctue-t-il tandis qu'il compose le code secret d'un accès, à l'écart du vacarme: bienvenue dans la salle des moules, silencieuse.

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