"Ce n'est pas juste un club avec des infrastructures sportives" : le groupe David Lloyd débarque à Sterrebeek
Avec pour objectif d'attirer les familles habitant à l'est de Bruxelles et près de Louvain.

- Publié le 06-11-2022 à 08h55

Il y a deux ans déjà, le groupe David Lloyd, dirigé en Belgique par Stéphane Rutté, avait jeté son dévolu sur la commune de Sterrebeek, plus exactement là où se trouvait l'ancien hippodrome, pour y ouvrir un nouveau club de sport et de loisirs, dans la lignée de ceux présents à Uccle et à Anvers. Il a donc signé un bail emphytéotique de 35 ans avec le développeur et propriétaire Frank Monstrey, celui-là même qui est derrière le projet des appartements et du golf baptisé Le National.
"C'est Frank Monstrey qui a construit le bâtiment pour nous sur base de notre cahier des charges. Le gros œuvre est terminé. L'ouverture est programmée pour l'été prochain", nous annonce en primeur Stéphane Rutté. Tout en s'empressant d'ajouter que c'est une "gageure" de s'en tenir à ce timing vu "les temps incertains" que l'on vit.
Modèle familial et de proximité
Ce club de sport et de loisirs, d'une surface intérieure de 4 500 m², est donc nettement plus "compact" que celui d'Uccle qui s'étend sur 12 000 m² de surface intérieure et trois hectares à l'extérieur, en bordure de la forêt de Soignes. Il comprendra quatre terrains de tennis et trois padels extérieurs ainsi que deux piscines, une à l'intérieur et l'autre à l'extérieur. Le concept reste le même, c'est-à-dire : qu'il repose sur "le modèle familial" où, en caricaturant un peu, "papa" peut aller se muscler dans la salle de sport, pendant que "maman" cherche un peu de zénitude en pratiquant du yoga et que les enfants suivent des cours de tennis.
"Ce n'est pas juste un club avec des infrastructures sportives. Le leitmotiv, c'est mon club pour ma vie"
C'est aussi un modèle de proximité puisque, autre élément important, l'idée est que les membres habitent à maximum quinze minutes en voiture du club. "Ce n'est pas juste un club avec des infrastructures sportives. Le leitmotiv, c'est mon club pour ma vie", explique Stéphane Rutté.
Le club qui s'ouvrira à Sterrebeek vise donc une clientèle familiale qui habite l'est de Bruxelles (Woluwe) ou des communes comme Kraainem et Tervueren, voire même Louvain. "Ce sont aussi des communes très intéressantes d'un point de vue linguistique. Elles ont un côté très international, qui s'est aussi développé à Uccle", ajoute Stéphane Rutté
Le groupe, qui se positionne comme le leader européen avec un total de 126 clubs (dont une centaine en Grande-Bretagne), a déjà activé une landing page (www.davidlloyd.be/sterrebeek) dans laquelle les membres potentiels peuvent encoder leurs données afin d'être contactés dès l'année prochaine pour l'ouverture officielle des "préventes". Dans les membres potentiels, il y aura les habitants des logements construits sur le site (300 environ) ou les membres du club de golf.
L'idée est de créer une communauté. Quand ce sont des amis de membres qui entrent, c'est évidemment l'idéal
Contrairement à des clubs traditionnels, le David Lloyd ne pratique par le système du ballottage. "Il est important de ne pas avoir trop de monde. Il peut donc avoir des listes d'attente. Mais on ne sélectionne pas à la tête du client. L'idée est de créer une communauté. Quand ce sont des amis de membres qui entrent, c'est évidemment l'idéal", poursuit Stéphane Rutté.
À l'heure actuelle, le David Lloyd à Uccle compte plus de 6 000 membres adultes. Le tarif mensuel est de 140 à 200 euros pour un adulte et de 40 à 60 euros pour un enfant. Le droit d'entrée (uniquement pour les adultes) est de 400 euros.
Pour Sterrebeek, la cotisation "n'a pas encore été définie à 100 %. Il n'y aura pas de droit d'entrée et il y aura une remise de l'ordre de 10 à 15 % au moment de la pré-ouverture. Une fois que le club sera arrivé à maturité, on se calquera sur les tarifs pratiqués à Uccle", précise Stéphane Rutté.
Cotisation à la hausse
Comme tout le secteur du loisir, le David Lloyd a traversé une période difficile en raison de la crise sanitaire. Mais, contrairement à d'autres clubs, il a fait le choix de rembourser les membres qui avaient payé juste avant le premier confinement.
Aujourd'hui, le contexte reste difficile à cause de la flambée des prix. "L'inflation est un drame" puisque la main-d'œuvre est plus chère ainsi que les coûts énergie, estime celui qui porte le titre de Europe Operations and Acquisition Manager.
Quelles solutions trouver pour rester rentable ? Réduire la température des salles et des piscines ? Cela n'entraîne "pas une économie fondamentale", répond M. Rutté. Et fermer, par exemple, la piscine extérieure ? "Cela entraînerait plus de pertes de membres et donc de recettes que le coût du chauffage économisé." D'où l'inévitable hausse des cotisations mais dans une "proportion raisonnable", c'est-à-dire : inférieure à 10 %. "Je pense que ce sera environ 8 % de hausse", qui sera appliquée en janvier 2023. "On sait que la crise a un impact sur le portefeuille des gens. C'est une hausse mesurée", insiste Stéphane Rutté.Ariane van Caloen
