Les actifs du promoteur immobilier Gérald Hibert susciteraient des convoitises
Il y aurait eu "17 marques d'intérêt sérieuses" pour les actifs du promoteur immobilier lors des rencontres organisées par les praticiens de justice

- Publié le 23-01-2026 à 17h04
- Mis à jour le 23-01-2026 à 21h43

Le suspense est à son comble dans la saga du promoteur immobilier Gérald Hibert. C'est en effet le 31 janvier qu'il doit trouver le refinancement nécessaire pour rembourser les quelque 450 millions empruntés aux grandes banques belges. S'il n'a pas l'argent, il n'échappera pas à une vente forcée d'une grande partie de ses actifs.
En attendant, Pierre Hermant (CEO de Finances & Invest Brussels) et Me Cédric Alter (cabinet Janson), les deux praticiens de la réorganisation, travaillent en parallèle à la vente des actifs. Raison pour laquelle ils ont organisé cette semaine des rencontres avec le secteur immobilier pour récolter d'éventuelles offres. "Il y a eu entre 20 et 30 rencontres, dont 17 marques d'intérêt très sérieuses. Ce qui montre la qualité du portefeuille", nous explique Pierre Hermant.
Les actifs présentés sont notamment situés sur des artères commerciales haut de gamme telles que le boulevard de Waterloo à Bruxelles et dans d'autres villes belges (Louvain, Gand, Liège ou Namur). Difficile de savoir, toutefois, dans quelle mesure les éventuels candidats ont eu accès à des informations exhaustives (niveau des loyers perçus, état des biens, etc.) qui permettent de savoir si la valeur de marché est conforme à sa valeur comptable.
Galerie Louise
La Galerie Louise était dans le package mais pas la Toison d'Or (avec l'Apple Store) ainsi que Louise Village. Ces actifs relèvent en effet de la partie "française" du portefeuille, déjà refinancée antérieurement par Allianz Real Estate.
La Galerie Louise aurait suscité de l'intérêt auprès de noms connus de l'immobilier. Mais quel prix ceux-ci pourraient-ils proposer ? Quasiment vide, la Galerie Louise a clairement perdu de la valeur depuis que Gérald Hibert en est devenu le principal propriétaire. C'est d'ailleurs un des dossiers les plus épineux pour le promoteur, qui peine à trouver le concept qui fera revenir un ou des locataires.
Tout ça pour dire que la vente forcée pourrait rapporter (beaucoup) moins que la valorisation des biens dans les livres
Ce vide locatif est doublement pénalisant compte tenu des taxes à payer (précompte immobilier, taxe sur les immeubles inoccupés), dont certaines sont du reste contestées par l'intéressé. "Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, mais nous n'avons pas encore reçu de décision définitive", nous informe Nathalie Gilson (MR), échevine des Finances à Ixelles.
Tout cela pour dire que la vente forcée pourrait rapporter (beaucoup) moins que la valorisation des biens dans les livres. Reste donc le refinancement. "C'est une piste qui avance très bien et qui semble se matérialiser", nous indique Pierre Hermant.
Du côté du groupe GH, on n'a pas souhaité faire de commentaire.
