Ceci n'est pas Steve Jobs... Mais le CEO d'une biotech gantoise pesant 25 milliards
Le CEO d'Argenx, Tim Van Hauwermeiren, est désormais à la tête d'une boîte pesant 25 milliards d'euros.

- Publié le 18-07-2023 à 18h43
- Mis à jour le 18-07-2023 à 19h18

Quitte à éculer une référence à Magritte : Ceci n'est pas Steve Jobs ! Mais difficile de ne pas constater une ressemblance forte (pull à col roulé, petites lunettes, coupe de cheveux minimaliste) entre l'ex-patron d'Apple et Tim van Hauwermeiren, le CEO d'Argenx, qui vaut désormais 25 milliards d'euros en Bourse. On est loin des 3 000 milliards d'Apple mais c'est déjà un sacré succès pour la biotech originaire de Gand, qui a vu son cours s'envoler lundi grâce à des résultats d'essais cliniques prometteurs, avant d'être suspendu ce mardi pour des raisons de levée de fonds. Une flambée qui lui a permis de redresser le Bel 20 à elle toute seule et de devenir la première biotech européenne en termes de capitalisation.
Diplômé de l'Université de Gand et de la Vlerick Business School, Tim Van Hauwermeiren, la cinquantaine, a d'abord traîné ses basques chez Procter&Gamble avant de rejoindre l'industrie pharmaceutique en offrant ses services à Ablynx entre 2003 et 2008. Ensuite, l'homme a cofondé Argenx en 2008 et en est le CEO.
Il se décrit lui-même comme un "life-science entrepreneur" pragmatique, dynamique, spécialisé en implémentation de stratégie et en opérations de recherche et développement (R&D). Il est à la tête d'une entreprise "internationale engagée dans l'amélioration de la vie des personnes souffrant de maladies auto-immunes sévères", comme se décrit l'entreprise elle-même dans un communiqué, alors qu'elle a annoncé mardi le lancement d'une offre globale d'environ 750 millions de dollars en actions ordinaires (environ 668,6 millions d'euros).
"L'offre globale comprendra une offre d'actions ordinaires représentées par des ADS (American Depository Shares, des titres d'entreprises non américaines mais mise à disposition des investisseurs US, NdlR) aux États-Unis et dans certains autres pays en dehors de l'Espace économique européen […], ainsi qu'un placement privé simultané d'actions ordinaires dans l'Espace économique européen et au Royaume-Uni", précise l'entreprise. Soit, comprenez que la levée de fonds a forcé la suspension de la cotation à Bruxelles mais celle-ci devrait reprendre une fois la levée bouclée. Pour rappel, le titre avait atteint 437,60 euros à la clôture lundi, après une flambée de 30%.