Avoir un chien, une mode clandestine en République islamique

Depuis une dizaine d'années, les Iraniens aisés se sont entichés des chiens de compagnie, comme signes extérieurs d'une certaine opulence et d'ouverture aux mœurs occidentales. Mais ils sont contraints de promener leur quadrupède en cachette. Car l'animal risque d'être emmené et son propriétaire mis à l'amende : avoir un chien est vu par les autorités comme une mode contraire aux mœurs islamiques. Les coutumes musulmanes les considèrent comme "najes" (impur, en farsi) lorsqu'ils vivent à l'intérieur du domicile. Sortir son chien dans un lieu public ou le transporter en voiture est interdit, sous peine de le voir saisi et le véhicule confisqué, selon de nouvelles mesures draconiennes adoptées le mois dernier.

Depuis une dizaine d'années, les Iraniens aisés se sont entichés des chiens de compagnie, comme signes extérieurs d'une certaine opulence et d'ouverture aux mœurs occidentales. Mais ils sont contraints de promener leur quadrupède en cachette. Car l'animal risque d'être emmené et son propriétaire mis à l'amende : avoir un chien est vu par les autorités comme une mode contraire aux mœurs islamiques. Les coutumes musulmanes les considèrent comme "najes" (impur, en farsi) lorsqu'ils vivent à l'intérieur du domicile. Sortir son chien dans un lieu public ou le transporter en voiture est interdit, sous peine de le voir saisi et le véhicule confisqué, selon de nouvelles mesures draconiennes adoptées le mois dernier.

"On vend de plus en plus de chiens ces dernières années", explique Soroush Mobakari, propriétaire d'une animalerie dans un centre commercial de Téhéran. Mais les transactions ne sont plus si faciles. Depuis 2010, il est interdit de les exposer dans les magasins, qui n'ont plus le droit de passer d'annonces dans la presse. (AFP)

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