Le G8 s'engage sur l'échange automatique d'informations fiscales

Les dirigeants des grandes puissances du G8 réunis en Irlande du Nord ont avancé sur le "fléau de l'évasion fiscale" et se sont entendus sur l'organisation "dès que possible" de la conférence de paix sur la Syrie.

afp
Le G8 s'engage sur l'échange automatique d'informations fiscales
©AP

Les grandes puissances du G8 se sont engagées à mettre en place l'échange automatique d'informations "pour combattre le fléau de l'évasion fiscale", dans une "déclaration de Lough Erne" publiée mardi lors de leur sommet en Irlande du Nord.

"Les administrations fiscales à travers le monde doivent échanger automatiquement les informations pour combattre le fléau de l'évasion fiscale", affirment les chefs d'Etat et de gouvernement, peu avant la fin de leur réunion.

Cette déclaration est distincte du communiqué final qui devait être publié dans l'après-midi, et qui détaille les engagements des pays.

"Les sociétés doivent savoir qui les détient vraiment et les administrations fiscales et les autorités chargées de faire respecter la loi doivent être en mesure d'obtenir ces informations facilement", déclarent aussi les dirigeants.

Il s'agit de s'attaquer aux sociétés écrans et autres trusts qui permettent de dissimuler les bénéficiaires réels des placements offshore.

Selon le G8, "les Etats doivent modifier les réglementations qui permettent aux entreprises de transférer leurs bénéfices d'un pays à l'autre pour échapper à l'impôt, et les multinationales doivent informer les autorités fiscales quelles taxes elles payent et où".

Ce souci de transparence doit particulièrement s'appliquer dans le secteur des industries extractives (groupes pétroliers ou miniers).

Ces entreprises "doivent rendre publiques les sommes qu'elles versent aux gouvernement - et les gouvernements doivent publier leur revenus provenant de ces sociétés".

Le G8 pour une conférence de paix "dès que possible"
Les pays membres du G8 ont appelé mardi, à l'issue de leur sommet en Irlande du Nord, à l'organisation "dès que possible" de la conférence de paix sur la Syrie, dites de Genève 2, mais sans fixer d'échéance.

A l'issue d'un sommet dominé par les divergences entre la Russie et les sept autres pays du G8, les dirigeants ont également souhaité qu'un accord puisse être trouvé sur un gouvernement de transition, "formé par consentement mutuel".

"Nous appuyons avec force la décision d'organiser dès que possible la conférence de Genève sur la Syrie", indique la déclaration publiée à l'issue du sommet de Lough Erne, en Irlande du Nord.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, hôte du sommet, a toutefois affirmé devant la presse qu'il était "impensable" que le président syrien Bachar al-Assad puisse rester en place. La Russie estime que la question du sort du leader syrien doit être tranchée par les Syriens eux-mêmes.

Les dirigeants du G8 ont par ailleurs déclaré être "très inquiets" de la "menace grandissante du terrorisme et de l'extrémisme en Syrie", en déplorant aussi "la nature de plus en plus sectaire du conflit" dans ce pays.

Les huit (USA, Russie, Canada, Allemagne, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) demandent aux autorités syriennes et à l'opposition de "s'engager conjointement" lors de la future conférence de paix de Genève "à détruire et à chasser de Syrie toutes les organisations et les individus affiliés à Al-Qaïda et toutes les autres organisations liées au terrorisme".

La Syrie doit "appartenir à tous les Syriens, y compris ses minorités et ses différents groupes religieux", poursuit le communiqué.

Poutine n'exclut pas de nouvelles livraisons d'armes à Damas

Vladimir Poutine n'a pas exclu de nouvelles livraisons d'armes au régime de Damas, à peine terminé le sommet. "Nous fournissons des armes au gouvernement légitime, conformément à des accords légaux", a expliqué le président russe. "Si nous concluons des contrats de cette nature, alors nous les remplirons", a ajouté Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse.

Cette déclaration est intervenue juste après la présentation du communiqué final a minima sur la Russie sur lesquels se sont laborieusement mis d'accord les dirigeants des huit pays les plus riches, profondément divisés sur ce conflit.

Le président russe a défendu contre vents et marées le régime du président Assad pendant ce sommet, alors que ses partenaires souhaitent accroître leur soutien aux rebelles et parlent désormais ouvertement de leur fournir des armes.


D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...