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Négociation congolaise à Doha, caramba, encore raté !

Un accord devait être signé entre Kinshasa et les rebelles ce 11 novembre. L'envoyé de Félix Tshisekedi n'est jamais arrivé.

Peace mediator Sumbu Sita Mambu, a high representative of the head of state in the Democratic Republic of Congo (L), and Rwanda-backed armed group M23 executive secretary Benjamin Mbonimpa (R) shake hands after signing a ceasefire deal in the Qatari capital Doha on July 19, 2025 to end fighting that has devastated the country's mineral-rich but conflict-torn east. The truce was agreed in a Declaration of Principles signed by the two sides after three months of talks in Qatar, which follows a separate Congolese-Rwandan peace deal signed in Washington last month. (Photo by Karim JAAFAR / AFP)
Les négociateurs Sumbu Sita Mambu (Kishasa - à droite) et Benjamin Mbonimpa (AFC/M23) à Doha, le 19 juillet 2025. ©AFP or licensors

"Les Qataris commencent vraiment à perdre patience", explique un habitué des négociations internationales à Doha. Avant d'ajouter : "Et pourtant, ils commencent à avoir un solide palmarès mais sur le dossier congolais, ils n'y arrivent pas".

Les négociateurs qataris ne veulent pas rester sur un échec. "Ils veulent pouvoir montrer un document signé par les rebelles et le gouvernement congolais à Washington où doivent être paraphés prochainement des accords commerciaux entre le Rwanda et la République démocratique du Congo", poursuit un diplomate qui ajoute que "sans cet accord entre les belligérants congolais, il sera très compliqué de finaliser ce qui est sur la table à la Maison-Blanche. Sans ce document, aucun investisseur américain sérieux ne mettra de l'argent dans cette région des Grands Lacs. Sans cet accord, les matières premières qui seront sorties des provinces du Kivu sous contrôle des rebelles de l'AFC/M23 ne pourront entrer sur le marché mondial. Les rebelles n'ont pas la capacité de produire des certificats en bonne et due forme. Cette paralysie embête Kigali, qui peut devenir un hub officiel pour le traitement des matières premières produites dans l'est de la RDC, elle gêne aussi Washington, qui espère se garantir une chaîne d'acheminement stable pour les matières critiques".

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