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Blocus et rapts, les nouvelles armes des djihadistes maliens

Depuis le mois de septembre, les islamistes perturbent le ravitaillement des grandes villes.

Vehicles queue up to get petrol at a service station in Bamako, on October 27, 2025. In Bamako's business district hundreds of cars and motorcycles crowd a boulevard day and night, waiting for one of the three gas stations to finally dispense fuel. The Malian capital is suffering under a blockade imposed by jihadists, making daily life extremely difficult for residents. Since September the Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM), affiliated with Al-Qaeda, has been targeting fuel tankers, particularly those coming from Senegal and Ivory Coast through which the majority of goods imported into Mali transit. (Photo by AFP)
Des centaines de véhicules font la file devant une station-service de Bamako, de jour comme de nuit. ©AFP or licensors

Ces derniers mois, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) a modifié sa stratégie. Pour espérer paralyser l'activité économique du Mali et aboutir à terme à une éventuelle chute de la junte au pouvoir, les terroristes misent sur deux axes essentiels : l'enlèvement de ressortissants étrangers et la pénurie de carburant.

L'objectif du premier "pilier" de cette guerre économique est de freiner, voire paralyser les investissements internationaux en suscitant la psychose dans les rangs des investisseurs étrangers potentiels. Une tactique qui permet aussi de remplir les caisses du mouvement à coups de centaines de milliers de dollars.

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