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Le Burundi, un pays de plus en plus isolé et menacé : "Le quotidien devient invivable"

Le régime du président Ndayishimiye est confronté à une crise existentielle multiforme.

A displaced man pushes his belongings on a bicycle after walking a long distance as he returns to his area following the takeover of the city of Uvira by the M23, in eastern Democratic Republic of Congo, on December 13, 2025. The M23, backed by the Rwandan army, continued to advance on Saturday in eastern Democratic Republic of the Congo, despite Washington�s ire and its Saturday pledge to respond to Kigali�s �clear violation� of the peace agreement. After seizing the major cities of Goma in January and Bukavu in February, the M23 armed group launched a new offensive in early December in the eastern province of South Kivu, along the Burundian border, just as the DRC and Rwanda were signing a peace deal in Washington under the auspices of Donald Trump. On Wednesday, the armed group captured Uvira, a city of several hundred thousand inhabitants, enabling it to control the land border between the DRC and Burundi, a military backer of Kinshasa. (Photo by Jospin Mwisha / AFP)
Un Congolais qui avait trouvé refuge au Burundi rentre chez lui après la chute d'Uvira. ©AFP or licensors

"Ici, le quotidien devient déjà invivable", explique une jeune Congolaise qui préfère garder l'anonymat, qui a traversé la frontière burundaise en début de semaine dernière, quelques heures avant l'offensive des troupes antigouvernementales de l'AFC/M23 contre Uvira, la ville frontalière du Sud-Kivu piquée sur le lac Tanganyika.

Depuis, avec des milliers de Congolais, elle survit à Gatumba, la sœur jumelle d'Uvira, de l'autre côté de la frontière.

Plusieurs témoignages font état d'une promiscuité insupportable dans cette ville où rien n'est prêt pour accueillir ces milliers de Congolais. "Dans certains coins où sont amassés les réfugiés, la tension est terrible. Ces gens manquent de tout, il règne une odeur insupportable. Il n'y a aucune commodité", explique un autre réfugié qui espère pouvoir retraverser la frontière vers la République démocratique du Congo (RDC) ce dimanche après-midi malgré la fermeture officielle de ce point de passage. "Il y a des endroits où on peut passer. La situation semble calme à Uvira. Là, j'ai un toit, de la famille et je peux travailler. Ici, c'est l'enfer. J'espère que les rebelles qui contrôlent la ville me laisseront passer. Je n'ai aucun document d'identité. Juste la possibilité de demander à des membres de ma famille de venir se porter garantes pour moi ; mais elles ont peur de discuter avec des hommes en armes", explique-t-il, en se disant "à bout de forces".

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