L'histoire parfois sordide de Melania et Donald Trump: "Ses seins doivent rester intacts"
Comme lors du premier mandat de Donald Trump, le couple que le président américain forme avec Melania fait l'objet de vives rumeurs. Il faut dire qu'il est difficile de cacher quoi que ce soit quand on est à la tête des Etats-Unis. Alors, oui, l'absence de l'épouse du chef de l'Etat à la Maison-Blanche, leur distance lors de leurs apparitions publiques et le visage toujours fermé de la First Lady font couler beaucoup d'encre. Mais que sait-on de cette union, dont on prédit la fin depuis des années ? Dans le cadre de son rendez-vous "Il était une fois", La Libre revient sur l'histoire, pas toujours romantique et parfois même sordide, de Donald et Melania Trump.

- Publié le 25-05-2025 à 12h00
- Mis à jour le 25-05-2025 à 12h09

La météo est particulièrement clémente en ce mois de septembre 1998 à New York. Les rues de la Grosse Pomme sont encore plus agitées qu'à l'accoutumée. On y croise des vacanciers qui veulent profiter des dernières soirées d'été, mais également les adeptes de la Fashion Week. L'événement phare dans le domaine de la mode bat son plein. Et ça se sent. Les soirées organisées pour l'occasion, où se presse l'ensemble de la jet set new-yorkaise, en font rêver plus d'un. Mais pas Melania Knauss. Elle, ce qu'elle aime, c'est aller au cinéma. Et seule, de préférence. Les fêtes, ça ne l'intéresse pas vraiment. L'alcool qui coule à flot, les rencontres inopinées, les regards en coin... Très peu pour elle.
Mais voilà, ce soir, elle a promis qu'elle serait de la partie. Elle prend donc sur elle, enfile une paire d'escarpins, apporte une dernière touche à son maquillage et se met en route. Trouver un taxi s'avère particulièrement compliqué. Elle regrette déjà le confort de son appartement. Elle finit par mettre la main sur un chauffeur qui l'emmène jusqu'au Kit Kat Club, une boîte de nuit branchée où se tient l'événement organisé par l'entrepreneur italien Paolo Zampolli. La foule est dense, mais Melania ne passe pas inaperçue. Elle est l'un des mannequins les plus en vue du moment. Et son physique avantageux attire le regard des hommes présents dans le night club. Parmi ses admirateurs, figure Donald Trump. Pourtant, il n'est pas seul ce soir. A son bras, l'entrepreneuse Celina Midelfart. Mais, quand il voit Melania s'approcher, le magnat de l'immobilier reste bouche bée. Il se précipite vers elle, délaissant la "belle blonde" qui l'accompagne.
Il entame immédiatement la discussion. Mais le mannequin a du mal à se rappeler qui est exactement l'homme qui l'aborde. Son nom lui dit quelque chose, elle sait qu'il a de l'argent, mais plus trop comment il l'a gagné. Il faut dire que ça ne fait pas longtemps qu'elle a déménagé aux Etats-Unis. La musique complique leurs échanges. Trump, qui est toujours marié à sa seconde épouse Marla Maples à l'époque, essaie d'en apprendre davantage sur Melania, sur son pays natal - la Slovénie -, sur son travail... "Il y avait beaucoup d'animation autour de nous, mais le soin qu'il prenait à se focaliser sur notre discussion m'a donné l'impression d'être le centre de son monde", raconte la jeune femme, des années plus tard. Quand sa compagne du soir s'absente pour se rendre aux toilettes, Donald Trump s'empresse de demander le numéro du mannequin qu'il tente de conquérir depuis plusieurs minutes. Mais la réponse de Melania n'est pas celle qu'il espérait. Elle refuse de but en blanc. Après quelques secondes de réflexion, elle ajoute toutefois: "Donne-moi plutôt ton numéro." Rassuré, le magnat de l'immobilier note les quelques chiffres sur une carte de visite. Avant de faire promettre à la belle brune de le contacter.
Un premier rendez-vous... original
Leurs chemins se séparent, mais pas pour très longtemps. Les jours qui suivent, Melania a un agenda bien rempli. Elle se rend dans les Caraïbes pour une séance photo. Elle garde toutefois précieusement le bout de papier remis par Trump. Une fois de retour, elle finit par contacter l'homme de 24 ans son aîné. Leur premier rendez-vous a lieu seulement une semaine après leur rencontre. Le mannequin ne sait pas trop à quoi s'attendre au moment d'entrer dans la voiture de Donald Trump. Qu'a-t-il organisé ? Aucune chance qu'elle ne le devine puisque son plan ne ressemble en rien à celui d'un first date. Le businessman l'emmène visiter un bien qu'il comptait acheter à Bedford, dans le New Jersey. Les deux tourtereaux passent donc un long moment sur la route. Si la situation ne semble pas des plus romantiques, Melania ne s'en plaint pas: "C'était très agréable, parce que nous étions tous les deux seuls dans la voiture pendant une heure et demie, et il n'y avait pas d'autres bruits, pas d'autres personnes, alors qu'à ce moment-là, il était déjà connu et une célébrité", résume-t-elle, dans des propos relayés par Vanity Fair.

Cette escapade séduit visiblement la jeune femme. Le milliardaire et elle commencent à se voir de façon régulière. Une fois le divorce du magnat de l'immobilier avec Marla Maples finalisé, Melania prend ses quartiers dans la célèbre Trump Tower. L'homme d'affaires est fier de sa nouvelle conquête, qu'il veut faire découvrir au monde entier. Soucieux du succès de sa compagne, il commence à s'intéresser de plus près à sa carrière. Il utilise ses contacts pour s'assurer qu'elle soit présente dans les plus grands magazines. Dans les années 2000, Melania prend la pose face à l'objectif d'Antoine Verglas pour le magazine GQ. La séance photo, qu'elle estime aujourd'hui être l'une de ses plus grandes réussites, prend place dans l'avion privé de son célèbre boyfriend. Elle y pose tantôt en string en cuir rouge, tantôt complètement nue arborant seulement des diamants et une menotte au poignet. "Donald Trump était très admiratif de Melania", détaille le photographe français qui a capturé ce moment, dans le documentaire Melania Trump, cet obscur objet de pouvoir. "Il aime la réussite, le succès. Il aime être entouré de gens successful. Sa femme devait l'être aussi. Elle était mannequin et il fallait qu'elle soit au top."
Une discussion sordide en direct à la radio
Il n'y a pas que sur le plan professionnel que le businessman exerce son emprise sur Melania. Il aime la brandir face aux caméras comme un bel objet qui lui appartient. Une interview fait d'ailleurs grand bruit. Interrogé en direct à la radio par l'animateur Howard Stern, le futur président des Etats-Unis passe le combiné à sa compagne. S'ensuit une discussion hallucinante, au cours de laquelle la jeune femme doit parler de ses performances sexuelles et de sa relation avec le milliardaire. "Tu es trop sexy. Quand je vois des photos de toi, je ne peux pas y croire. Tu es comme un rêve", lui lance Stern, avant de tenter de savoir ce qu'elle porte. "Pas grand-chose", lui répond-elle dans un jeu de séduction malsain. "Tu es nue ?", embraye-t-il. "Presque", poursuit-elle, en rigolant. L'échange se fait sous les yeux attentifs d'un Donald Trump ricanant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il jubile de voir la belle brune se faire draguer lourdement, tout en sachant que c'est dans son lit qu'elle dormira ce soir.

Plus tard, dans un autre entretien, le futur président tient des propos sur sa femme qui renforcent le malaise autour de leur relation. "Si Melania avait un horrible, atroce accident de voiture, je continuerai de l'aimer aussi longtemps que ses seins seraient intacts", affirme-t-il. Face à ces propos toujours plus provocateurs, la jeune femme garde le silence. Son amie Lisa Bytner explique que le mannequin adopte toujours la même stratégie pour affronter ces moments compliqués : "Vivre et laisser vivre." Et ce mantra lui servira encore au fil des années. Parce que la jeune femme n'est pas au bout de ses peines, loin de là.
Le mariage, la belle robe et le sourire de Melania
Malgré les polémiques, elle répond un grand "oui" à Donald Trump quand ce dernier lui demande sa main en marge du Met Gala en 2004. La cérémonie se tient un an plus tard, dans la désormais célèbre résidence du milliardaire à Mar-a-Lago. Et elle se déroule dans le faste dans lequel les Trump ont l'habitude de vivre. La robe de la mariée, signée John Galliano pour Dior, a demandé plus de 1.000 heures de travail au couturier. Et a coûté entre 100.000 et 200.000 dollars. Près de 500 personnes sont conviées aux festivités. Des stars mais aussi des personnalités politiques, comme Bill et Hilary Clinton. Melania est resplendissante. Et ne cesse de sourire. Les images de l'époque tranchent avec les clichés actuels de la Première dame, au visage très fermé.
Un an plus tard, nait Barron, cinquième enfant de Donald Trump et unique fils de Melania. Il se murmure rapidement que cette nouvelle arrivée dans la famille n'a pas ravi l'homme d'affaires. Les rumeurs sont confirmées bien plus tard par une enquête de Vanity Fair, dans laquelle on apprend que le magnat de l'immobilier a posé une condition en apprenant la grossesse de Melania: "Tu peux le garder, mais tu dois retrouver ton corps d'antan après ton accouchement." "Il n'y avait pas de 'Comment te sens-tu?', pas d'ouverture de portes pour la soulager. Juste un: 'c'est toi qui l'as voulu'", raconte une source proche du couple au magazine. Le futur président en rajoute une couche en lançant à la figure de son épouse qu'elle avait de toute façon atteint la date de péremption des femmes, à savoir 35 ans.

Oh non, pas la Maison-Blanche...
Encore une fois, Melania encaisse. Elle accepte. Par amour ? Pour préserver son mode de vie luxueux ? Difficile à dire. Quoi qu'il en soit, elle demeure aux côtés de Donald Trump, malgré les tempêtes que traverse leur couple. Mais, en 2015, le mannequin commence à se poser de sérieuses questions sur son avenir, au moment où son époux annonce sa candidature à l'élection présidentielle. Veut-elle réellement de cette vie-là ? Elle connaît la réponse. Pourtant, elle reste. Mais choisit de se faire très discrète. La politique, ça ne l'intéresse pas plus que ça. Elle apparaît au bras du futur président, mais ne prend que rarement la parole. Et quand elle le fait, c'est parfois maladroit. Comme quand elle plagie un discours de Michelle Obama lors de la Convention républicaine.
Les équipes de communication de son mari la poussent pourtant sous le feu des projecteurs quand sont divulgués des enregistrements embarrassants - encore une fois - de Donald Trump. "Je suis automatiquement attiré par les belles femmes – je les embrasse. C'est comme un aimant. Embrasse-les, tout simplement. Je n'attends même pas. Quand on est une star, on vous laisse faire. On peut tout faire. On peut les attraper par la chatte. On peut tout faire", peut-on y entendre dire le candidat à la présidence. La polémique prend une ampleur énorme, au vu de l'importante échéance électorale. Et c'est à l'épouse du principal concerné que l'on demande de tenter d'éteindre l'incendie. Sur CNN, elle fait donc de son mieux pour défendre l'indéfendable: "J'ai dit à mon mari que ce langage était inapproprié. C'est inacceptable. Cela m'a surprise parce que ce n'est pas l'homme que je connais. (...) C'était une sorte de conversation entre garçons, c'est l'animateur qui l'a poussé à dire des choses de la sorte."

Ils vécurent heureux... séparément
Le malaise suscité par le discours misogyne de Donald Trump ne l'empêche pas d'accéder à la présidence du pays. Le 20 janvier 2017, il prête serment et s'installe à la Maison-Blanche. Mais pas Melania. Si elle justifie cette absence par sa volonté de rester auprès de son fils, âgé à l'époque de 10 ans, pour qu'il puisse terminer son année scolaire, ce choix fait tout de même immédiatement jaser. Des rumeurs naissent sur les tensions au sein du couple présidentiel. Et elles courront tout au long du mandat du républicain. Leurs faits et gestes sont scrutés, interprétés, jugés. L'on évoque même à un moment la présence d'un sosie de Melania aux côtés du chef d'Etat. Et pourtant, le couple survit à ses quatre années à la tête du pays. La First Lady fait même son retour à la Maison-Blanche lors de la réélection de son époux en 2025. Enfin, encore une fois, la situation est compliquée. Sur les 100 premiers jours du second mandat de Donald Trump, l'ancienne top-model aurait passé moins de deux semaines à la Maison-Blanche, selon les informations du New York Times. Mais, comme à l'accoutumée, le couple a une bonne excuse pour justifier cette distance. Cette fois, c'est le tournage d'un documentaire qui retiendrait la First Lady tantôt à Manhattan, tantôt à Mar-a-Lago.
Pour le journaliste d'investigation et grand reporter au New York Times, David Cay Johnston, il ne faut pas s'étonner de voir les deux époux prendre leurs distances dès que possible, puisque ce n'est pas l'amour qui les unit. Selon lui, le président voit et a toujours vu son mariage comme une transaction commerciale. "Avec Donald Trump, tout est une transaction. Il est comme ça, sans perspective de relation durable. Il n'aime personne, y compris lui-même. Sur le plan émotionnel, il est resté coincé dans le rôle d'un enfant de 13 ans", rapporte-t-il dans un podcast de Madame Figaro. Des propos qui font écho au discours que Trump a tenu auprès d'Howard Stern, dans un enregistrement divulgué il y a quelques années. "J'ai fait une bonne affaire", affirme le milliardaire, en parlant de son union avec Melania et des revenus qu'elle lui permet d'engranger.
