Une seule Démocrate pourrait battre Trump à la présidentielle américaine... mais elle n'est pas candidate
Selon un nouveau sondage de l'agence de presse Reuters et de l'institut Ipsos, une seule personnalité parmi les Démocrates pourrait battre Donald Trump lors des élections du 5 novembre prochain.

- Publié le 03-07-2024 à 18h04
- Mis à jour le 04-07-2024 à 21h29

Même si l'actuel président américain obtient de meilleurs résultats que lors du dernier sondage datant du 12 juin, passant de 39 à 41% des voix contre 41 à 40% pour Trump, un Démocrate sur trois estime cependant qu'il serait préférable que Joe Biden, 81 ans, fasse un pas de côté en se retirant de la course à la présidence face à son rival de 78 ans.
Pour autant, le camp démocrate se heurte à une problématique de taille : aucun autre potentiel candidat démocrate ne parviendrait à faire mieux que Joe Biden. Selon les résultats du sondage, la vice-présidente Kamala Harris s'inclinerait avec 42% des voix contre Trump, qui en obtiendrait 43%. Cela sans tenir compte de la marge d'erreur du sondage, qui s'élève à 3,5 points de pourcentage. D'autres Démocrates, tels que les gouverneurs de Californie Gavin Newsom, du Kentucky Andy Beshear, ou encore de l'Illinois J.B. Pritzker, subiraient le même sort.
"À aucun moment, je n'ai dit : 'Je pense que je veux me lancer en politique'"
La seule Démocrate à pouvoir prétendre vaincre Donald Trump serait Michelle Obama, avec un résultat hypothétique de 50% contre 39%. Or, la femme de l'ancien président Barack Obama a, à maintes reprises, répété ne pas être intéressée par une potentielle présidence des États-Unis. "Je n'ai jamais manifesté d'intérêt pour la politique. Jamais. J'ai accepté de soutenir mon mari. Il voulait le faire et il y excellait. Mais à aucun moment, je n'ai dit : 'Je pense que je veux me lancer en politique'. Jamais", a-t-elle déclaré dans une émission de l'animatrice américaine Oprah Winfrey en avril dernier.
Le sondage de Reuters et Ipsos a été mené auprès de 1,070 Américains au cours des deux derniers jours, soit moins d'une semaine après le débat dans lequel Joe Biden est apparu en difficulté.