Un soldat afghan tué lors d'un affrontement armé à l'aéroport de Kaboul
Des soldats américains et allemands ont été impliqués dans un échange de tirs avec des inconnus lundi à l'aéroport de Kaboul, où le président Joe Biden pourrait accepter de maintenir des troupes au-delà de la date prévue du 31 août.

- Publié le 23-08-2021 à 07h53
- Mis à jour le 23-08-2021 à 09h21

Un garde afghan a été tué et trois blessés dans un affrontement avec des assaillants non identifiés en début de matinée à l'aéroport, et des soldats allemands et américains ont pris part à "des échanges de tirs ultérieurs", a indiqué l'armée allemande sur Twitter.
Plusieurs personnes avaient déjà été tuées dans des circonstances souvent mal élucidées autour de l'aéroport, où se poursuivent de laborieuses opérations d'évacuation. Face aux difficultés rencontrées, M. Biden a ouvert la porte à une extension de la présence américaine sur place après la fin août.
"Il y a des discussions en cours entre nous et l'armée au sujet de la prolongation. Nous espérons ne pas avoir à prolonger, mais il y aura des discussions, je suppose, sur l'état d'avancement du processus" d'évacuation, a déclaré le président américain dimanche soir.
Depuis leur prise du pouvoir en Afghanistan le 15 août, les talibans tentent de convaincre la population qu'ils ont changé et que leur régime sera moins brutal que le précédent, entre 1996 et 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent partir.
Quelque 30.300 personnes ont été évacuées par les Américains depuis le 14 août, a indiqué dimanche la Maison Blanche, alors que Washington espère exfiltrer jusqu'à 15.000 Américains mais aussi 50.000 à 60.000 Afghans et leurs familles.
Des milliers d'étrangers d'autres nationalités, mais aussi des Afghans menacés ou ayant travaillé pour les alliés, ont également été évacués par les puissances occidentales, ou sont en attente d'évacuation. L'Allemagne a ainsi par exemple exfiltré plus de 2.500 personnes et le Royaume-Uni plus de 5.700.
La veille, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait jugé "impossible" d'évacuer toutes les personnes en attente à Kaboul avant le 31 août.
Devant l'urgence de la situation, Washington a réquisitionné les avions de plusieurs compagnies aériennes privées afin d'aider à l'évacuation. Ces avions ne décolleront pas de l'aéroport de Kaboul mais aideront à transporter les personnes ayant été évacuées vers des pays tiers, comme le Qatar ou les Émirats arabes unis.
