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À Bruxelles, l'ambassade d'Afghanistan survit péniblement : "Nous représentons le pays sans contact avec Kaboul"

Un petit noyau de diplomates continue le travail, sans salaire.

Christophe Lamfalussy
Homayoun Tandar (homme politique et diplomate afghan) et l'ambassade afghane à Bruxelles
Homayoun Tandar (homme politique et diplomate afghan) et l'ambassade afghane à Bruxelles ©Google Maps, DR

Quatre mois après la prise de pouvoir à Kaboul par les talibans, les diplomates afghans dans le monde entier sont confrontés à une situation inhabituelle : ils ne sont plus payés, sont en désaccord avec leur capitale et ne reçoivent pas d'instructions de la part du nouveau régime.

C'est le cas de l'ambassade d'Afghanistan en Belgique, avenue Wolvendael à Uccle, où quelques diplomates continuent d'expédier les affaires consulaires, essentiellement des visas, actes de naissance et passeports, pour subvenir à leurs besoins et faire tourner une ancienne maison bourgeoise qui, heureusement pour eux, est la propriété de l'État afghan.

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