Nora Bussigny : "En France, j'avais déjà vécu beaucoup de situations problématiques. Mais j'ai été effarée par ce que j'ai vu à l'ULB"
Depuis la sortie de son enquête édifiante, la journaliste franco-marocaine Nora Bussigny est la cible d'une campagne violente et elle est qualifiée de "traîtresse".

- Publié le 25-10-2025 à 11h58
- Mis à jour le 07-11-2025 à 12h00

La journaliste Nora Bussigny s'est infiltrée durant plus d'un an dans les rangs de l'ultragauche, essentiellement en France, mais aussi à Bruxelles et à l'université Columbia. "J'ai pu constater de mes propres yeux à quel point l'islamisme, le militantisme prétendument progressiste d'ultragauche et les questions féministes et LGBT étaient étroitement liés", décrit cette Franco-Marocaine d'à peine trente ans, au débit de parole impressionnant. "Désormais, l'antisémitisme, sous couvert d'engagement pour la Palestine, ne se cache plus, voire se célèbre dans l'indécence la plus totale". Son enquête richement documentée, intitulée "Les nouveaux antisémites", est parue sous la forme d'un livre chez Albin Michel. "J'appréhendais la sortie de cet ouvrage, mais je ne pensais pas que la violence à mon égard serait si grande. Je reçois des messages horribles", confie-t-elle. Nora Bussigny est notre Invitée du samedi.
Dans ce livre, vous décrivez en détails la manière dont la question palestinienne est instrumentalisée par les militants politiques de l'ultragauche. Dans quel but le font-ils ?
L'empathie légitime que peuvent avoir des militants pour les civils palestiniens est instrumentalisée à des fins révolutionnaires et à des fins électorales. L'idée est de se servir et de manipuler la génération Z (née après 1995), composée en partie de primo-votants, pour les élections municipales de 2026 et la présidentielle de 2027. Ces militants ont bien compris que la question palestinienne arrive à fédérer ces jeunes, qu'ils cherchent à radicaliser. Ces jeunes ne se rendent pas compte qu'ils sont les idiots utiles de mouvements radicaux.
Avant de poursuivre, qu'entendez-vous par "ultragauche" ?
Ce sont différents groupes militants, que j'ai côtoyés : des communistes libertaires, de l'antifa, des black blocs, des écolos radicaux... Tous ces groupes étaient fragmentés, ils n'avaient pas un engagement politique commun. Puis, le 7 octobre 2023, lors de l'attaque du Hamas en Israël, tout a changé. La figure du juif, ou plutôt du sioniste, est parvenue à fédérer ces luttes autour d'un ennemi commun.
Incluez-vous La France Insoumise dans l'ultragauche ?
C'est plutôt un parti d'extrême gauche. Mais des militants d'ultragauche soutiennent évidemment LFI.
Vous multipliez les exemples glaçants d'antisémitisme dans différentes villes de France. Pourquoi existe-t-il une telle haine des juifs dans le milieu ultragauche aujourd'hui ?
Cette haine des juifs ne date pas d'hier. Ce qui est nouveau, ce sont les vecteurs qui n'étaient pas présents pendant la première et la deuxième intifada : TikTok, Instagram, Snapchat, X (Twitter), qui offrent des mégaphones surpuissants à des discours antisémites qui se cachent derrière un engagement pour la question palestinienne. Historiquement, lorsque des problèmes sociétaux majeurs se posent, lorsque la société se fragmente, l'antisémitisme ressurgit indéniablement. Aujourd'hui, nous traversons cette période en France, en Belgique et dans d'autres pays. Les tropes antisémites auxquels j'ai été confrontée durant mon enquête sont exactement ceux qu'on trouve à l'ultradroite : le fameux complot avec les "sionistes" (pour ne pas dire "juifs") qui tiendraient les médias, qui tiendraient les politiques, qui sont les dominants... Cette logique très binaire du colon face au colonisé, du dominant face au dominé, on la trouve massivement sur les réseaux sociaux dès le 7 octobre. Ce jour-là, je vois des gens qui exultent en disant à quel point c'est magnifique que l'opprimé se rebelle enfin contre l'oppresseur.
D'après votre enquête, même les milieux féministes et LGBT, censés être plutôt tolérants, sont gangrénés par des personnalités influentes qui prônent l'antisémitisme. Comment l'expliquez-vous ?
Dans ce livre, j'ai retenu une centaine de témoignages, dont beaucoup de militants féministes et LGBT qui racontent que, depuis le 7 octobre, ils sont eux-mêmes rejetés de leur propre lutte. Tout part de la question de l'intersectionnalité, qui est ce concept sociologique qui considère les individus comme un carrefour de multiples discriminations qui se combinent. Désormais, les actions LGBT imposent le monopole de la pensée "intersectionnelle" qui vient mettre sur le même plan et confondre toutes les luttes contre les discriminations en allant jusqu'à hiérarchiser celles-ci. Et le parangon de ces luttes, c'est l'antiracisme, c'est la question décoloniale et, donc, c'est la Palestine, qui devient le sujet catalyseur. Et ce, au détriment de femmes victimes d'agressions sexistes ou sexuelles.
Vous avez d'ailleurs constaté une présence massive d'hommes criant "Israël assassin" lors de manifestations féministes...
Des militants pro-palestiniens surinvestissent certaines manifestations, jusqu'à dicter l'agenda aux collectifs féministes. Il est même arrivé que des féministes juives qui souhaitaient participer aux manifestations soient contraintes de fuir face à une foule menaçante qui leur jetait des œufs ainsi que des tessons de bouteille, en hurlant des slogans d'une violence rare. Des "cordons sanitaires" sont aussi mis place en utilisant les corps pour empêcher l'accès aux juifs. J'ai été consternée et amère face à la schizophrénie du militantisme : agresser des femmes à une manifestation où l'un des engagements est la lutte contre les violences faites à leur égard !
Vous citez énormément de cas d'antisémitisme venant de personnes propalestiniennes. Ces personnes soutiennent-elles pour autant le Hamas et le considèrent-elles comme la résistance palestinienne ?
Oui, tant le Hamas que le Front populaire de libération de la Palestine ! Quand ces militants évoquent la résistance, ils parlent de ces deux organisations terroristes qui ont participé aux attaques du 7 octobre. Des associations actives en France comme Samidoun ou Urgence Palestine qualifient l'Autorité palestinienne de "traitresse" et encouragent vivement à soutenir la résistance armée. C'est vraiment inquiétant. Cette semaine, l'eurodéputée Rima Hassan, sur Instagram, a posté "one by one", en référence au Hamas qui tue "un par un" tous les civils palestiniens accusés de collusion avec Israël. Elle encourage donc des exactions envers des civils...

Lors de votre enquête, vous avez donc constaté à quel point islamisme, ultragauche, féminisme et LGBT sont étroitement liés. Ca semble pourtant invraisemblable quand on sait que le Hamas appelle au meurtre des homosexuels...
Etre LGBT en Palestine, c'est vivre sous les lois de la charia, avec une organisation terroriste qui vous traque et qui vous torture... Mais cela va être oublié dans les luttes féministes qui n'ont plus que ce prisme décolonial. J'ai été absolument effarée lorsque j'ai essayé de comprendre pourquoi tant de militants niaient ou justifiaient les viols commis par le Hamas sur les Israéliennes le 7 octobre. Il y a eu trois types de réponse. La première consiste à dire que ces viols n'ont pas eu lieu, même s'ils sont documentés. Dans le deuxième cas, je me suis vue expliquer que ces viols avaient bien eu lieu, mais qu'ils ne sont pas antisémites puisqu'ils sont patriarcaux. C'est le propre du patriarcat et de l'homme de violer des femmes, donc ce n'est pas une question de couleur de peau ou d'origine. Et la troisième est au cœur de ces luttes décoloniales : les militants m'ont expliqué que le Hamas a répondu avec sa culture. Cette phrase est extrêmement raciste, car elle signifie que la culture du Hamas, et donc la culture dite "arabe", serait de violer, de torturer, de tuer. Ce ne serait pas les mêmes coutumes et donc il faudrait qu'on l'accepte au nom de la question décoloniale !
La haine des blancs est-elle aussi très prononcée ?
Déjà en 2022, lors d'une autre enquête en immersion, j'avais été chargée, en tant que personne dite "racisée", de faire appliquer la "non-mixité choisie", c'est-à-dire de "trier" les participants à la manifestation selon leur couleur de peau et leur origine pour laisser les personnes blanches, qu'elles soient gaies ou non, en fin de cortège. Aujourd'hui, j'ai même entendu des militants considérer que les juifs sont des "sur-blancs", encore plus privilégiés. Idem pour les "white gays", qui ne seraient pas aussi discriminés que les autres. Il faut vraiment voir ces luttes comme une forme de course où il n'y aurait plus jamais de fin. Parce que dès lors qu'il y a une fin, c'est qu'il n'y a plus besoin de s'engager, de lutter. Ils ne vont donc jamais reconnaître la moindre avancée sociétale progressiste car leur lutte et leur existence en seraient menacées.
Vous avez également enquêté sur les campus, où les cas d'antisémitisme se sont multipliés. Comment l'expliquer ?
Je me suis rendue sur plusieurs campus en France, à l'Université libre de Bruxelles et à Columbia, aux Etats-Unis, pour comprendre les connexions internationales et les relations avec des organisations islamistes. J'ai notamment enquêté sur un collectif extrêmement important : Samidoun. Cette organisation, reconnue comme terroriste au Canada, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Israël, est considérée comme la façade ripolinée de l'organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Ils ne cachent pas leur volonté de faire une intifada dans les campus, c'est-à-dire un soulèvement armé. Actuellement, leurs actions passent par des blocus, des mobilisations, des agressions... A Columbia, des militants de Students for Justice in Palestine ont permis aux étudiants de rencontrer, en visioconférence, un terroriste du FPLP qui les a félicités et leur a dit combien il était fier des mobilisations estudiantines à travers le monde. D'autres mouvements sont plutôt soutenus par les Frères musulmans, qui sont moins violents et impulsifs, qui vont miser plutôt sur un investissement sur le long terme. Des agents d'influence de la République islamique d'Iran interfèrent aussi dans nos sociétés pour imposer la question de l'islamisme. Ces organisations cohabitent et avancent ensemble pour radicaliser la jeunesse.
Vous décrivez beaucoup de cas problématiques. Mais, finalement, n'est-ce pas une minorité très virulente, à laquelle vous accordez trop d'importance ?
Non, parce que leur travail de sape sur les réseaux sociaux leur donne une visibilité énorme pour radicaliser. J'ai beaucoup enquêté sur Blockout, un mouvement lancé par l'organisation Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS). Ses membres se sont demandé comment toucher cette majorité de jeunes qui se fiche du conflit. En 2024, lors du Met Gala, cet événement culturel historique de collecte de fonds entre célébrités, ils ont surinvesti TikTok en ciblant les vedettes et les influenceurs qui ne s'étaient pas positionnés en faveur de la Palestine ou contre Israël. Ils les ont interpellés et ont sommé leurs followers à se désabonner massivement. Or, ces influenceurs dépendent de leur succès sur les réseaux sociaux et de leur nombre d'abonnés pour pouvoir nouer des partenariats avec des marques. En les affaiblissant digitalement, ils les affaiblissent financièrement. Ceux qui n'ont pas cédé ont été cyberharcelés. Mais d'autres ont cédé à cette "guillotine numérique", comme Léna Situations, qui est extrêmement puissante. Ses followers se disent alors "puisqu'elle se met à parler de la Palestine, c'est qu'il y a quand même un souci...". C'est efficace.
Vous écrivez : "À Strasbourg, je pensais avoir appréhendé le plus dur du militantisme, mais c'est mon reportage à Bruxelles qui a achevé de parfaire le tableau d'un avenir très sombre." Qu'est-ce qui vous a tant choquée ici ?
Effectivement, à Bruxelles, vous avez fait pire que nous en France ! Pourtant, j'avais déjà vu beaucoup de situations problématiques dans mon propre pays... J'ai été effarée par ce que j'ai vu à l'Université libre de Bruxelles, par les témoignages que j'ai recueillis et par les preuves qu'on m'a rapportées, comme les violences physiques, les insultes... Une traque des juifs y a été orchestrée. Un étudiant a par exemple dû aller se cacher dans les bois pour échapper à ses agresseurs. Imaginez qu'un homme qui a prêté allégeance à l'État islamique sur ses réseaux sociaux a pu intervenir comme orateur à l'université. Au sein de l'ULB, j'ai vu de nombreux tags glorifiant les actions du Hamas. Et puis, lors d'une manifestation à Bruxelles, des femmes ont été encerclées, bousculées, insultées et ont dû fuir juste parce qu'elles sont juives.

Comment l'expliquer ? Samidoun est-il plus implanté à Bruxelles qu'ailleurs ?
Mohammed Khatib, le coordinateur européen de Samidoun, s'est félicité lors d'une réunion d'être parvenu à faire adhérer plein d'étudiants de l'ULB à son organisation terroriste. Leur but est de radicaliser un maximum de jeunes par leurs discours et leurs engagements.
Vous semblez catégorique sur les objectifs de Samidoun. Eux se présentent comme un réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens...
En ayant intégré leur boucle Telegram, j'ai pu voir leurs publications sur les "martyrs de la résistance". Ils incitent à mener une résistance armée et même à faire en France "un déluge d'Al-Aqsa", qui est le nom donné à l'attaque terroriste du 7 octobre. Ca, c'est du terrorisme.
Avez-vous vécu les choses différemment à l'ULB que sur les autres campus de France ?
J'ai ressenti une vraie solitude de la part des étudiants juifs et de certains professeurs. En France et à Columbia, j'ai rencontré des étudiants combatifs, alors qu'à Bruxelles, vu tout ce qu'ils se sont pris, il y avait davantage de désarroi, de désespoir. J'ai aussi longuement interviewé la rectrice Annemie Schaus, chez qui j'ai également senti une grande solitude et un désespoir. Elle-même a été victime de menaces.
Les étudiants de droit de l'ULB ont donné le nom de Rima Hassan à leur promotion 2025. Qu'en pensez-vous ?
Je ne suis pas étonnée du tout. Le 25 septembre 2024, quand elle scande devant un amphithéâtre complet de l'ULB "Vive la lutte armée du peuple palestinien", elle donne aux militants exactement ce qu'ils veulent entendre. C'est après son passage à Sciences-Po Paris qu'il y a eu les pires heurts sur le campus. Les étudiants et professeurs m'ont expliqué que lorsque vous la faites intervenir, vous radicalisez les étudiants. Rima Hassan appelle à mener l'"intifada des campus", elle applaudit dès qu'il y a des mobilisations ultra violentes. J'ai prouvé qu'elle a liké sur les réseaux sociaux un agent d'influence de la République islamique d'Iran qui diffusait des vidéos où il jetait du faux sang sur la façade de Sciences Po. Donc évidemment que les étudiants sur qui j'ai enquêté à Bruxelles la choisissent ! Pour moi, c'est une continuité dans la radicalité.
Joue-t-elle, selon vous, un rôle dans l'antisémitisme actuel ?
Pour les besoins de ce livre, j'ai retrouvé beaucoup de gens qui l'ont connue durant son enfance, son adolescence, quand elle était étudiante. Ils m'ont expliqué qu'il y a chez elle, depuis toujours, une fascination-répulsion pour Israël, une obsession pour la question juive. Elle a pris en secret des cours d'hébreu, elle souhaitait à tout prix se rendre en Israël, elle a eu des relations épistolaires avec un homme qu'elle croyait être un soldat de Tsahal... De l'autre côté, elle les appelle "l'armée génocidaire"... Je ne pourrais pas affirmer que Rima Hassan est antisémite. Par contre, elle accepte de mettre des œillères parce qu'elle veut réussir. Je suis retombé sur un post qu'elle avait mis sur Facebook à 19 ans : "Je serai une grande de ce monde ou une clocharde". Aujourd'hui, lorsqu'elle utilise les réseaux sociaux, elle déclenche de nombreux commentaires antisémites qu'elle ne va pas modérer. En les laissant, elle suscite des réactions et de l'effervescence autour d'elle. Si quelqu'un hurle "sale juif" à côté d'elle, elle ne va pas s'insurger. Elle veut juste être applaudie. Cela explique pourquoi elle est si angoissée, désarçonnée qu'il y ait des accords de paix entre Israël et le Hamas. Elle veut maintenir la pression, les mobilisations... Elle est désespérée, elle veut rester cette figure politique à tout prix.
A-t-elle des ambitions politiques précises ?
Elle a en tout cas déclaré qu'elle irait faire campagne à Saint-Ouen, contre Karim Bouamrane. Mais pourquoi est-elle plus obsédée par le maire de cette ville de la Seine-Saint-Denis que par Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Il est pourtant franco-marocain, jeune de banlieue, de gauche et il emploie le terme "génocide" pour parler de la situation à Gaza... Il a eu juste l'outrecuidance d'être membre de ce qu'elle appelle le "parti sioniste", pour parler du PS, d'avoir appelé à libérer les otages et d'avoir déclaré soutenir une solution à deux Etats. Elle est obsédée par ces figures qui pourraient lui chiper une partie de son électorat.
Vous vous êtes parfois sentie en danger durant cette immersion ?
J'ai failli me faire griller à plusieurs moments. J'ai alors eu peur. Mais j'appréhendais surtout la sortie du livre. Et je ne pensais pas que ce serait à ce point-là. Vraiment, j'ai vécu et je vis toujours un cyberharcèlement massif, je reçois des messages horribles. La violence est d'autant plus grande que je suis franco-marocaine, qu'une partie de ma famille est de confession musulmane. Je suis donc qualifiée de traîtresse. Dès que je m'exprime en public pour des conférences, pour des rencontres, il doit y avoir une protection vu les menaces que j'ai reçues. C'est inquiétant. Quand des journalistes sont ciblés parce qu'ils font leur boulot, c'est que les démocraties ne vont pas très bien.
Vous terminez en écrivant "maintenant que vous m'avez lue, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas". Quelles sont les mesures que les politiques devraient prendre en tout premier lieu ?
Déjà, arrêter d'être des cautions républicaines pour des organisations qui sont liées au terrorisme. Comment est-il possible que de tels groupes reçoivent des accès privilégiés à des salles municipales pour pouvoir organiser des événements où ils font l'apologie du terrorisme et glorifient le Hamas ? Comment est-il possible que de l'argent public aille dans les mains de personnes qui soutiennent le terrorisme et ont pour but une déstabilisation profonde de nos sociétés ? Ensuite, toutes ces organisations devraient être poursuivies en justice dès qu'elles font l'apologie du terrorisme. En les interdisant, on parvient à museler leur radicalité. J'ai comptabilisé, à l'heure actuelle, 18 plaintes visant Rima Hassan, pour harcèlement, menace, apologie du terrorisme... Pourtant, elle continue et va même de plus en plus loin parce qu'elle voit bien que personne ne met le holà.
-> Nora Bussigny, "Les nouveaux antisémites", éd. Albin Michel, 272 pages.
