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En Colombie, la reconversion surprenante mais exemplaire des ex-combattants des Farc

Alors que s'ouvre la COP 16 consacrée à la biodiversité, 400 ex-guérilleros des Farc travaillent désormais sur un projet de conservation du paramo de Miraflores, sur 45 hectares de terre aux portes de l'Amazonie. Un exemple fructueux pour le reste du pays.

A Agua Bonita, 400 ex-guérilleros tentent désormais de vivre en paix, aux portes de l’Amazonie, sur un terrain plat, touffu par endroits, niché au milieu des collines.
A Agua Bonita, 400 ex-guérilleros tentent désormais de vivre en paix, aux portes de l’Amazonie, sur un terrain plat, touffu par endroits, niché au milieu des collines. ©PNUD

Les majestueuses montagnes de la Cordillera surplombent de modestes habitations fleuries, et de multiples fresques célébrant la paix. Les murs des maisons arborent plusieurs représentations colorées d'Hector Ramirez, ancien commandant du bloc sud des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc), qui a donné son nom à ce village, situé non loin de Montanita, dans le Caqueta, l'un des départements de l'Amazonie colombienne.

Une centaine de paysans, larges sombreros et bottes de rigueur, sortent du restaurant principal pour s'engouffrer dans le préau où, sur le sol, ont été disposés différents fruits, graines, pelles, mâchettes et autres outils nécessaires aux travaux agricoles. Face à cette installation baptisée "Connaissances de paix", le groupe, venu de tous les départements alentour (Putumayo, Huila, Meta, Caqueta), participe à un atelier organisé par l'Agence de Développement Rural, avec le soutien du Pnud (Programme de développement des Nations unies), afin d'appliquer les principes de l'agroforesterie à leurs propres exploitations.

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