Un nouveau cas suspect d'hantavirus détecté, faut-il s'inquiéter? L'OMS communique
L'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a publié un communiqué pour annoncer un nouveau cas suspect.
- Publié le 08-05-2026 à 11h18
- Mis à jour le 08-05-2026 à 11h57

Mercredi, le navire MV Hondius, au cœur d'une alerte sanitaire internationale, a quitté le Cap-Vert, à destination de Tenerife où il est attendu dimanche. L'évacuation des 150 passagers et membres d'équipage est prévue en début de semaine prochaine. "À ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus à l'hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects. Il est possible que d'autres cas soient signalés", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Ce vendredi, l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a publié un communiqué dans lequel elle affirme qu'un troisième ressortissant britannique a été diagnostiqué avec un cas suspect d'hantavirus. Selon BFMTV, il se trouvait à Tristan da Cunha, une des îles où le Hondius a fait étape fin avril.
Deux citoyens britanniques sont actuellement hospitalisés pour des cas confirmés d'hantavirus en Afrique du Sud aux Pays-Bas.
L'OMS rassure
Le risque d'une propagation d'Hantavirus pour la population mondiale est "absolument faible", a assuré vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Il s'agit d'un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible", a déclaré devant la presse à Genève un porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier.
Ce dernier a souligné que même parmi les personnes ayant séjourné dans les mêmes cabines qu'une personne contaminée à bord du navire de croisière MV Hondius, "il semble que, dans certains cas, les deux ne soient pas contaminés".
"Ce n'est pas du tout comme la rougeole, par exemple : si vous êtes ici dans la salle de presse et que quelqu'un à l'avant tousse, les premiers rangs seraient en danger. Un contact étroit signifie qu'il faut pratiquement être nez à nez (...) Ce n'est pas un nouveau Covid", a-t-il insisté.

