Buissonnière, une formidable success story

Myriam Goethals a lancé Buissonnière en 1985… Et fournit désormais le Roi.

Yannick Natelhoff
Buissonnière, une formidable success story

Qui aurait parié que la petite société de vente de vêtements à domicile lancée en février 1985 par Myriam Goethals allait, un peu moins de trente ans plus tard, être désignée Fournisseur breveté de la Cour ? Sans doute pas grand-monde… Et encore moins la principale intéressée.

A l'époque, cette habitante de Bonlez, dans l'entité de Chaumont-Gistoux, était dans l'attente de Laurence, l'aînée de ses trois filles. "La création de la société est partie d'un besoin personnel, confie Myriam Goethals. Quand Laurence est née, les vêtements étaient trop classiques ou extrêmement chers. Et rien ne me convenait."

Face à ce constat, Myriam Goethals décide de créer elle-même les vêtements que portera sa fille. "Je les trouvais jolis et mes amis aussi. Puis, un jour, j'ai été interpellée par une dame dans la rue. Elle m'a demandé où je les avais achetés. Ça a été le déclic. Je me suis dit qu'il y avait un créneau à prendre."

Myriam décide alors, en février 1985, de créer une collection pour les enfants de 0 à 8 ans et fonde sa société, baptisée Buissonnière. Des vêtements BCBG à des prix relativement abordables. "Le succès a été immédiat, explique celle que la formation en marketing ne prédestinait pas au stylisme de mode . Lors de la première vente, toute la collection est partie en moins d'une heure."

Alors mère au foyer, Myriam travaille nuit et jour avec son mari qui décide de quitter son entreprise de confection de meubles de jardins pour l'épauler. "On s'est démarqués des autres sociétés en offrant des produits de qualité à bas prix et avec des matières naturelles (coton, laine mérinos, cachemire…). Nous avons banni le synthétique et avons travaillé sur la durée de vie des vêtements. Prendre un jean et le jeter trois mois plus tard car il est usé, c'est choquant. Surtout en tant de crise. Ce que nous voulions, c'est qu'un vêtement porté par un enfant puisse aussi l'être par son frère ou sa sœur, trois-quatre ans plus tard, sans qu'il soit has-been."

Un concept qui plaît. Les clients affluent et la société grandit petit à petit. L'e-shop, lancé il y a quatre ans, prend de plus en plus d'ampleur. Et Myriam Goethals est désormais épaulée par ses filles. Dont Laurence, styliste de formation, qui crée avec elle les collections. Lesquelles attirent de grands noms. Buissonnière a ainsi habillé les princes d'Angleterre William et Harry.

Elle fournit aussi la Cour de Belgique. "Les princesses Astrid et Claire viennent régulièrement au magasin, assure Myriam Goethals. Pas la reine Mathilde mais bien la princesse Elisabeth. Pour nous, c'est un véritable honneur d'habiller la famille royale. Et le titre de Fournisseur de la Cour (NdlR : pour la première fois octroyé à Buissonnière fin novembre) est une très belle reconnaissance. Cela vient récompenser nos efforts et la qualité de nos produits. Je n'aurais jamais imaginé, en 1985, que la société deviendrait ce qu'elle est."

Aujourd'hui, Buissonnière, ce sont quatre magasins à Wavre, Rhode-Saint-Genèse, Gand et Courtrai. La société envisage d'en créer un cinquième en région bruxelloise.


http://www.buissonniere.com

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