Recul des surfaces disponibles pour l'industrie

Quels terrains sont encore susceptibles d'accueillir des entreprises de production en Région bruxelloise ?

Pauline Deglume
Recul des surfaces disponibles pour l'industrie

Quels terrains sont encore susceptibles d'accueillir des entreprises de production en Région bruxelloise ? Selon une étude de l'Observatoire des activités productives qui s'est penché sur la question, il reste très peu et de moins en moins de surface disponible pour l'industrie. En 1997, on dénombrait quelque 485 hectares libres de toute bâtisse dans les zones où les entreprises peuvent s'installer. A ce jour, il reste seulement 257 hectares, soit 53 % des terrains qui étaient non bâtis il y a 16 ans.

Mais ce n'est pas parce qu'un terrain n'est pas bâti qu'il peut être considéré comme disponible à court terme. "Les terrains commercialisés, et ceux apparemment disponibles (souvent des friches), qui représentent un peu plus de la moitié des terrains sont facilement mobilisables. Une nouvelle utilisation de l'autre moitié sera beaucoup plus lente à mettre en œuvre car elle se fera au détriment de leur usage actuel", précise-t-on dans l'étude.

Le recul des surfaces disponibles pour les activités de production serait notamment dû, selon les auteurs, au fait que la mixité habitations et entreprises industrielles disparaît peu à peu. "Les terrains encore constructibles, situés dans les zones mixtes ou de forte mixité, n'y verront quasiment plus prospérer d'activités productives. Le logement, qui s'y implante avec de plus en plus d'intensité, transforme ces lieux en zone d'habitation. Seules les zones d'industries urbaines protègent, par leurs prescriptions réglementaires, les activités productives."

Pour éviter une saturation de la demande à moyen terme, l'étude avance une solution : la densification des zonings d'activité. En moyenne, près d'un tiers des parcelles construites est octroyé à la maigre verdure dans les zones tampons et de recul. Des modifications dans la réglementation urbanistique permettraient la suppression de ces zones autour des bâtiments, tout en leur apportant une extension considérable. "Cette mutation urbanistique pourrait s'avérer intéressante pour les entreprises désireuses de s'étendre", conclut l'observatoire des activités productives.Pa. D.

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