Lotte Kopecky : "Axel Merckx n'est pas mon deuxième entraîneur"
Déçue par sa saison 2025, Lotte Kopecky revient à son programme traditionnel, celui des classiques. Avec ambition !
- Publié le 09-01-2026 à 09h44

Elle avait annoncé récemment à Sporza être amoureuse, avant que sa relation avec Axel Merckx ne soit connue.
Son air radieux s'est clairement senti, ce jeudi, lors du média-day de son équipe SD Worx Protime, organisé au Musée de la Photographie à Anvers.
Kopecky heureuse
Lotte Kopecky nous y a surpris lors de sa conférence de presse en… nous faisant une blague. Quand nous lui avons demandé si elle envisageait un jour de revenir sur le championnat de Belgique de cyclo-cross dont l'édition 2026 a lieu samedi à Beringen (elle s'y était classée 2e à 22 petites secondes de Sanne Cant en 2021), elle nous a répondu : "Vous n'avez pas vu que je suis sur la liste de départ ce week-end ?."
Nous laissant quelques secondes dans le doute… Avant d'éclater de rire. "Non, je ne serai pas au départ du championnat de Belgique ce samedi. J'y retournerai peut-être un jour, car j'aime le cyclo-cross, mais c'est compliqué d'en faire en plus de la route et de la piste. Et c'est aussi compliqué d'aborder la saison de route sans blessure…" Parfois fermée en interview ces dernières années, l'ancienne double championne du monde était cette fois bien plus ouverte. Elle a d'ailleurs parlé de sa relation avec le fils d'Eddy Merckx. "Être heureux, c'est bon pour tout le monde, a-t-elle commenté avec un large sourire. Ce n'est pas mon deuxième entraîneur. On parle bien évidemment de vélo, mais pas que de ça. Notre relation ne se résume pas à ça. Axel connaît bien évidemment le cyclisme. Et les sacrifices et le mode de vie nécessaires que ce sport implique."
Dans la foulée d'une saison très compliquée, elle a fait le point sur ses attentes pour 2026. " Je n'étais clairement pas satisfaite de 2025. Tout le monde me dit que j'ai quand même gagné le Tour des Flandres pour la troisième fois, ce dont je reste très fière, mais ce n'était pas assez pour moi. Le contraste avec mes saisons précédentes était tout simplement trop grand."
Est-ce que son ambition de viser le classement général du Tour de France, avec une préparation modifiée dans ce but, est la raison de sa moins bonne saison ? "Non, je pense que la principale raison est la blessure dont j'ai souffert l'hiver dernier. Il y a douze mois, à la présentation de l'équipe, je ne pouvais pas faire de vélo. Cela m'a retardé. Je n'étais pas bien physiquement et j'ai tenté de limiter la perte. Mais cette sensation de retard m'a accompagné toute la saison. Y compris sur le Tour, où je n'étais pas à mon niveau. Cela n'a pas été facile. Mais cette année compliquée, qui n'a pas été catastrophique non plus, m'a appris beaucoup de choses."
Elle ne regrette pas d'avoir changé sa routine en 2025. "Je suis contente d'avoir essayé de viser le Tour de France. Mais on a compris que ce n'est pas quelque chose pour moi. Je reverrai peut-être ma position si je vois un jour un parcours qui me correspondrait plus, avec moins de longues montées ou d'ascensions trop pentues. Le but principal pour cette saison est donc de revenir à mes points forts, soit les classiques du printemps. Cela reste les courses que je préfère. Pour le moment, je suis pleinement concentrée sur cette période, sur les trois premiers mois de la saison. Ensuite, je penserai au championnat du monde, au Canada, qui pourrait me convenir. Je peux vous dire que j'ai faim de courses. Et de victoires !"
Elle assure s'être bien remise de sa lourde chute subie en septembre, sur la troisième étape du Tour cycliste Féminin International de l'Ardèche alors qu'elle portait le maillot de leader après son succès sur la journée d'ouverture. "Depuis cet incident (NdlR : elle avait souffert d'une fracture vertébrale), je n'ai pas perdu de temps, j'ai directement travaillé à ma revalidation. J'ai eu une longue et lente préparation jusqu'à présent. Les données sont bonnes. J'en saurai plus sur mon niveau lors des prochains championnats d'Europe sur piste, en Turquie, au début du mois de février."
Je continue de croire que je peux gagner Liège-Bastogne-Liège.
Avant de mettre le cap vers le Circuit Het Nieuwsblad. "Le but sera d'y prendre de la confiance, d'y avoir de bonnes sensations. En vue notamment des Strade Bianche, que j'ai déjà gagnées deux fois et que j'aime vraiment beaucoup. Tout comme la campagne flandrienne."
Avec l'envie de prolonger jusqu'aux Ardennaises ? Envisage-t-elle de revenir à Liège-Bastogne-Liège, qu'elle avait terminé à la cinquième place en 2025 ? "Oui, normalement, j'y serai. J'espère y être, avec l'envie d'y arriver avec déjà de belles victoires dans la poche. Pour y démarrer sans pression. Et je continue de croire que je peux gagner cette classique wallonne."