D1 : les six belles découvertes de la première journée
Le week-end d'ouverture de la D1 fut rafraîchissant avec la découverte de nouvelles têtes sur nos pelouses... et même sur un banc de touche. Focus sur six hommes qui ont déjà fait mousser la Pro League.
- Publié le 28-07-2015 à 11h44
- Mis à jour le 28-07-2015 à 14h10

Focus sur six hommes qui ont déjà fait mousser la Pro League. Le week-end d'ouverture de la D1 fut rafraîchissant avec la découverte de nouvelles têtes sur nos pelouses... et même sur un banc de touche. Le pied gauche d'Anthony Knockaert, la feinte de frappe de Floriano Vanzo, les dribbles et les cheveux d'Edmilson, les parades de Dutoit, les passes millimétrées de Rolland et la science tactique de Walem ont donné au week-end belge un parfum de nouveauté.
Knockaert, la mentalité Standard
Les fans de Leicester ont pleuré son départ. Et Jelle Van Damme l'a choisi quand on lui a demandé quel Standardman allait être la révélation de la saison. Samedi, on a compris pourquoi. Contrairement à son équipe, Anthony Knockaert n'a pas manqué ses débuts en Jupiler Pro League. L'ailier gauche a affiché ses qualités : vitesse, dribble, puissance, percussion, grinta, frappe... Cela lui a permis d'être le Standardman le plus dangereux, avec, à la clé, un penalty obtenu qu'il a lui-même tiré et transformé...
"Knockaert était désigné au même titre que Legear et Trebel", a commenté Slavo Muslin. "J'ai eu un peu peur car la faute a été commise sur lui, mais il a fait signe qu'il était en confiance."
Et cela s'est vu : Anthony Knockaert a placé une frappe audacieuse vers la lucarne. De quoi démontrer qu'il savait garder son sang-froid face au but. Puis il a foncé vers le public.
"J'ai toujours eu un bon contact avec les supporters des clubs où j'ai joué", avait-il dit lors de sa présentation.
Avec la mentalité rouche qu'il affiche - parfois avec excès comme quand il exprime son mécontentement -, il est déjà dans le cœur des fans. Et il est déterminé à y rester !
Vanzo, l'ancien pote de Giovinco
Les Anderlechtois Defour et Gillet dans le vent d'un magnifique crochet et une jolie frappe enchaînée : pour un premier but en D1, il y a pire. Floriano Vanzo, lesupersub de Waasland-Beveren, ne s'en lasse d'ailleurs pas. "Je dois l'avoir revu cent fois depuis dimanche", avoue-t-il lundi en fin d'après-midi. "J'ai très rapidement enchaîné le tir après le crochet, c'est ce qui a fait la différence."
L'ancien Standardman Merveille Goblet a également eu sa part de mérite. "Quand je suis monté au jeu, il m'a dit de frapper au sol face à Proto. C'était un bon conseil et c'est pour ça que je me suis jeté dans ses bras après le but."
Un but qui ressemblait aussi à une délivrance pour celui qui était un très grand talent avant sa majorité. Formé à Tubize, il signe pour cinq ans à Parme à dix-huit ans. "Mes parents sont tous les deux italiens et je rêvais de ce championnat. En plus, je rejoignais directement l'équipe A avec Giovinco et Amauri."
Il ne jouera finalement jamais chez les Gialloblu. La faute à un imbroglio entre Tubize et Parme sur l'indemnité de transfert. "Finalement, Parme a dû payer 210.000€", précise-t-il. Vanzo est alors prêté six mois dans le championnat… slovène. "C'était ça ou la Serie B . Je n'ai pas regretté car ce fut une chouette expérience à Gorica."
En manque de temps de jeu, il décide de revenir en Belgique. D'abord au FC Bruges puis à Beveren depuis février dernier. "Je m'entraînais souvent avec les A au Club, mais Michel Preud'homme n'avait pas vraiment besoin de moi. Je comprends, l'équipe tournait bien. Le challenge de Beveren tombait donc au bon moment."
Edmilson, Neymar au Stayen
La première sensation 2015-2016 est venue des pieds d'Edmilson Junior vendredi. L'ailier de Saint-Trond a fait trébucher Bruges d'une frappe somptueuse. Un but que n'aurait pas renié Neymar, l'idole absolue de celui qui fêtera ses 21 ans le mois prochain. "Je ne loupe pas un seul de ses matches au Barça . J'adore son style."
Une admiration qui se voit de loin. Le look d'Edmilson est directement copié sur la star brésilienne. "J'essaie de suivre toutes les nouvelles coiffures qu'il sort, mais ce n'est pas toujours simple. Des fois, c'est vraiment compliqué à reproduire", sourit-il.
Si Edmilson aime tant Neymar, c'est aussi parce que ça lui rappelle son Brésil. Celui où il est presque né. "Je suis né à Seraing car mon papa, Edmilson, jouait là-bas mais je suis rentré bébé au Brésil avec mon grand frère. J'ai grandi à Joao Pessoa (NdlR : sur la côte, près de Recife) jusqu'à mes sept ans. Puis mes parents ont décidé qu'on devait revenir en Belgique. On quittait notre paradis, c'était dur."
L'intégration passera évidemment par le foot : Seraing, Huy puis le Standard où il cartonne sous les ordres de Thierry Witsel avant de déchanter à l'arrivée de Christophe Dessy. "Il ne m'aimait pas. J'étais de la m... pour lui. Il m'a dit: "Trouve-toi un petit club". J'étais dégoûté."
Ce sera St-Trond où il explose sous les ordres de Brepoels puis de Ferrera. Et ainsi de toujours croire à son plus grand rêve : "Jouer une Coupe du Monde avec le Brésil." Avec Neymar ?
Dutoit, devenu guerrier grâce à Runje
Le gardien français William Dutoit (27 ans) a d'emblée montré pourquoi il a été élu meilleur joueur de Saint-Trond la saison passée.
Réputé pour avoir marqué un but en Coupe de France via un long dégagement, Dutoit est tout simplement un gardien de grande classe. "Ma mentalité de guerrier, je l'ai grâce à Vedran Runje, le numéro 1 quand j'étais à Lens", dit Dutoit. "Il faisait tout pour la gagne, il était un gars qui ne lâchait rien."
Dutoit a fait ses classes au Losc avant de partir à Lens, où il a également partagé le vestiaire avec un certain… Aruna Dindane. "Ce fut un plaisir de jouer avec un si grand joueur", dit Dutoit.
Puis, il a tenté sa chance à ASM Belfort et au FC Vesoul, sans succès. C'est Boussu Dour qui l'a découvert et qui lui a permis de percer pour du bon.
Aujourd'hui , il est le préféré des supporters. de Saint-Trond. "Je les adore. Ils scandent mon nom toutes les cinq minutes. Je bois un verre avec eux après les matches, je leur offre des gants que je n'utilise plus. Je suis heureux à Saint-Trond. J'habite dans le centre-ville, je suis même mon premier cours de néerlandais ce lundi soir."
Yves De Winter (ex-Westerlo) pensait être venu à Saint-Trond pour le poste de numéro 1. "Mais mercredi, le coach nous a convoqués et a dit que j'étais au but. Le lendemain, Yves s'est blessé. J'ai répondu présent, surtout sur des tentatives de Mechele et de De Sutter."
Rolland, le Chevalier venu de D3
Elohim Rolland (26 ans) va-t-il prendre le relais de Teddy Chevalier ? Il n'a évidemment pas le même profil : ce n'est pas un attaquant mobile qui tourne autour du centre-avant, mais il pourrait marcher sur les traces de Chevalier en terme de buts et d'assists. Car le médian axial français a montré contre le Standard qu'il avait un sacré pied gauche. C'est lui qui a donné la première passe tranchante à Papazoglou. Elle se serait transformée en assist sans l'arrêt décisif du gardien rouche. Il a ensuite tenté quelques frappes, pures et puissantes, qui ont failli faire mouche.
Une adaptation éclaire pour un joueur qui débarque de Boulogne-sur-Mer en… D3 française.
"Signer ici, c'est un rêve qui se réalise car c'est mon premier contrat professionnel", a déclaré Rolland lors de sa présentation à Courtrai.
S'il est renseigné comme un médian défensif, avec un gabarit et une combativité qui lui permettent de récupérer les ballons, c'est surtout ses qualités offensives qu'il met en avant.
"Je suis bon techniquement, j'aime trouver des combinaisons et jouer vers l'avant."
La perf' en attendant la patte Walem
Cinq titulaires partis, dont le duo offensif le plus efficace de Jupiler Pro League. Neuf nouveaux à intégrer, dont trois étaient au coup d'envoi samedi, dans le secteur offensif. Et une affiche contre le Standard pour commencer. Johan Walem n'était pas dans une situation facile pour ses débuts comme entraîneur de D1, mais il a directement marqué des points : son équipe a proposé un meilleur football que le Standard et elle s'est logiquement imposée.
Maxime Chanot a parlé de patte Walem, mais ce n'était pourtant pas encore le style voulu par l'ancien sélectionneur des Diablotins.
"Courtrai a travaillé pendant des années et des années de la même manière. Je veux amener mon propre jeu. J'ai vu ce que j'avais demandé, mais ce n'était pas le but de jouer si vite vers l'avant. C'est le Standard qui ne nous a pas laissés le choix non plus. À l'avenir, j'aimerais un jeu avec plus de combinaisons."
Et aussi, sans doute, conserver l'engagement physique, marque de fabrique du KVK ces dernières saisons et encore samedi.
"On a joué avec nos qualités : un engagement à 200 %, une bonne organisation et de l'efficacité sur phases arrêtées."