Du bon et du moins bon
- Publié le 15-03-2004 à 00h00
MADRID Le tournoi préolympique est fini. L'heure est aux bilans. Essayons de brosser un tableau le plus complet possible de ce qui a été bien et moins bien à Madrid.
Dans les bonnes surprises, on trouve le pc défensif. Cette phase qui nous avait valu tant de déboires il y a six mois à Barcelone a visiblement été très travaillée. La Belgique a encaissé 6 pc sur les 27 qu'elle a concédés. C'est une moyenne honorable de 1 sur 4,5 (à Barcelone, c'était 1 sur 3). Un bémol : pourquoi diable a-t-il fallu encaisser le premier pc adverse dans quatre des cinq derniers matches, et à deux occasions (Nouvelle-Zélande et Grande-Bretagne) se retourner sur le seul pc concédé du match ?
Autre élément clé : la condition physique. Elle fut parfaite, les Diables ont souvent terminé leurs matches dans un état plus frais que leurs adversaires. Contre l'Afrique du Sud, ce fut particulièrement flagrant. Hélas, c'est à ce moment que l'équipe belge perdit sa qualification, sur une faute d'inattention.
Nettement plus négatif, le bilan belge sur pc offensif, annoncé pourtant comme un de nos points les plus forts. Les Diables ont transformé 3 pc sur les 17 qu'ils se sont créés. C'est nettement insuffisant. Deux de ces pc ont été marqués directement par Zoulou Brulé - en principe notre tireur n°1 - un autre par Marc Coudron sur une variante (passe de Reckinger). Les adversaires étaient visiblement très bien préparés contre les pc belges.
Également négatif, le rapport entre buts marqués (10) et le nombre d'occasions franches, qui est difficile à chiffrer exactement mais qui doit se situer entre 25 et 30. En revanche, les Belges ont marqué des buts "impossibles", d'angles très fermés ou sur des phases bizarres, comme contre la Malaisie et le premier but contre l'Afrique du Sud.
Au risque de faire pousser des cris d'orfraie à ce groupe qui ne jure que par le collectif, faisons un petit tour des prestations individuelles.
Au but, Cédric De Greve - endeuillé par la mort récente de son père - fit le tournoi qu'on attendait de lui, on ne peut rien lui reprocher de sérieux. Derrière, si Thierry Renaer fut impeccable, Marc Coudron solide comme un roc et aérant souvent le jeu avec ses longues passes, Pitch Letier sobre et efficace, Gilles Petre fut souvent mis en difficulté à une place d'arrière gauche inhabituelle pour lui. À sa décharge, il fut le plus sollicité de nos défenseurs, mais il coûta quelques buts.
Au milieu, si Loïc Vandeweghe s'affirme de plus en plus comme le futur distributeur de l'équipe, si Thomas Van den Balck fut très utile à l'interception et Dennis Dijkshoorn souverain en couverture de balle, nous avons été moins satisfait de la prestation de Xavier Reckinger dont on aurait pu attendre plus eu égard à son nouveau statut de meilleur buteur en Hollande. Il n'a marqué aucun but, mais en a raté beaucoup... dont le stroke décisif.
À l'attaque, Zoulou Brulé alterna le bon et le moins bon, avec un but extraordinaire contre la Malaisie. Nous attendions davantage du talentueux Maxime Luycx qui resta lui aussi muet devant le but. Patrice Houssein dont le registre est plus limité, revient clairement en forme et ne déçut pas. Quant à Mike Dewever, il s'affirme comme la valeur montante du hockey belge. Charles Vandeweghe enfin marqua deux buts clés et travailla beaucoup, mais fut parfois trop personnel.
Les autres joueurs n'ont pas assez joué pour être évalués.
© Les Sports 2004
