Jean-Claude Leclef: "Question de nerfs"
- Publié le 15-03-2004 à 00h00
MADRID Le président fédéral était l'un des rares à maîtriser ses émotions au coup de sifflet final. "La Belgique a vécu un jour de cauchemar au lieu d'un jour de gloire. C'est évidemment une immense déception, alors qu'on tenait ce match en main. Il a fallu une appréciation arbitrale douteuse à quinze secondes de la fin pour changer la face des choses. Et au tiré des strokes, les nerfs des Sud-Africains ont été plus solides" constatait-il avec dépit.
Pouvait-on dire que la Belgique manquait d'expérience ? "Oui et non. Je ne crois pas que les nerfs dépendent de l'âge ou de l'expérience. La pression est intense et on ne sait pas qui va succomber. Voyez Zoulou Brulé qui rate lamentablement son second stroke, alors que le premier avait été parfait."
La Belgique a eu un stroke pour aller aux Jeux. C'est sans doute le moment où on est passé le plus près ? "Sûrement. Il est très rare que Xavier Reckinger rate un stroke. Ses nerfs ont craqué alors qu'il est meilleur buteur du championnat néerlandais. Cela illustre la pression à laquelle sont soumis les joueurs."
Quant aux conséquences à court terme que cet échec pourrait avoir sur le hockey belge, le président n'était pas encore en mesure de fournir une réponse. "Une chose est certaine, nous allons au-devant d'une année difficile qui servira à préparer le championnat d'Europe de l'été 2005, à Leipzig, et maintenir notre niveau jusque-là. N'oublions pas que de ce championnat dépend notre qualification éventuelle pour la Coupe du monde."
En conclusion, Jean-Claude Leclef se veut optimiste: "Ce groupe nous a montré qu'il avait quelque chose dans le ventre. En dix ans de présidence, je n'ai jamais rencontré une équipe aussi unie, avec un aussi bon esprit et aussi bien préparée tactiquement. Il est très dommage que cela n'ait pas suffi, à un poil près."
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