Un objectif ambitieux de mise à l'emploi pour la nouvelle majorité bruxelloise
Les demandeurs d'emploi devront passer un examen linguistique et, en cas d'échec, s'engager à apprendre une des deux langues régionales.

- Publié le 13-02-2026 à 18h18

La nouvelle majorité bruxelloise fait un rêve : relever le taux d'emploi à 70 % d'ici 2030. C'est une fameuse gageure. Selon les estimations les plus récentes, le nombre de personnes de 20 à 64 ans au travail ne représenterait pour l'heure qu'un peu plus de 64,1 % de la population totale comprise dans cette tranche d'âge là.
Comment l'exécutif bruxellois compte-t-il s'y prendre ? D'abord, il promet la prise en charge des demandeurs d'emploi, et singulièrement des jeunes, dès le premier mois de leur inscription à Actiris, l'office régional de l'emploi. Une solution "effective" devra leur être proposée "sous forme d'emploi, de stage ou de formation".
Les demandeurs d'emploi devront par ailleurs passer un examen pour tester leur niveau de maîtrise d'une des deux langues régionales – le français ou le néerlandais. En cas d'échec, ils seront obligés de suivre un cours de langue.
L'emploi en périphérie
Le futur gouvernement se placera par ailleurs dans le sillage de la politique de remise au travail des malades de longue durée prônée par le gouvernement fédéral. "Il est essentiel, d'un point de vue social, que les personnes en incapacité de longue durée qui sont médicalement aptes à reprendre une activité bénéficient rapidement d'un trajet de retour au travail personnalisé via Actiris", s'engagent les partenaires du nouveau gouvernement.
La collaboration entre Actiris d'une part et ses homologues flamand (VDAB) et wallon (Forem) de l'autre "sera renforcée de manière structurelle afin de fluidifier l'accès des demandeurs d'emploi bruxellois aux opportunités d'emploi dans la périphérie flamande et wallonne".
Il ne reste plus, à la nouvelle majorité, qu'à traduire ses intentions louables en actions concrètes.