La hausse de TVA sur les cantines scolaires sera bien débattue : "Nous attendons des solutions claires pour éviter de renvoyer la facture aux parents"
La proposition du PS d'organiser un débat en urgence en commission sur la hausse de la TVA sur les cantines scolaires a été approuvée à l'unanimité. Les socialistes saluent un "signal politique important".

- Publié le 15-01-2026 à 08h22

En séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce mercredi 14 janvier, les chefs de groupe ont décidé à l'unanimité d'organiser un débat en urgence en commission dans les 15 jours sur la hausse de TVA sur les cantines scolaires. Cette décision émanait d'une proposition déposée par le PS.
Des écoles "déjà fragilisées financièrement"
Il avait récemment été annoncé que la hausse de la TVA (de 6 % à 12 %) sur les plats à emporter s'appliquerait également aux traiteurs qui fournissent les écoles. Une décision du Fédéral qui ne ravit ni l'opposition, ni la majorité. La ministre de l'Enseignement Valérie Glatigny (MR) a d'ailleurs assuré avoir l'intention de plaider pour une exemption de l'augmentation de la TVA en faveur des cantines scolaires.
Dans les rangs du Parti socialiste, on craint que l'augmentation du coût des repas scolaires se répercute directement sur le portefeuille des parents. "Déjà fragilisées financièrement, de nombreuses écoles ne disposent d'aucune marge pour absorber le surcoût. Sur base des tarifs actuels – environ 4,5 euros par repas – cela représente au moins 90 euros supplémentaires par an pour une famille avec deux enfants", soulignent les Socialistes.
Un "signal politique important"
Pour la députée Dorothée De Rodder (PS), l'accord sur un débat en commission au sujet des cantines scolaires est un "signal politique important". "Tout le monde reconnaît qu'il y a urgence. On ne peut pas laisser les familles encaisser une nouvelle hausse alors que les écoles sont déjà sous pression. Le repas de midi n'est pas un luxe, c'est un besoin", souligne-t-elle.
Martin Casier, chef de groupe socialiste se réjouit lui aussi. "Le Parlement a accepté notre proposition : maintenant, il faut des actes", réclame-t-il. "L'assiette des enfants ne peut pas devenir une variable d'ajustement budgétaire. Dans les quinze jours, nous attendons du Gouvernement MR-Engagés qu'il arrive avec des solutions claires pour éviter de renvoyer la facture aux parents".
Comme ils l'avaient déjà fait savoir, les Socialistes entendent demander au Gouvernement de la FWB de saisir le Comité de concertation (Codeco) pour obtenir une exemption de la hausse de la TVA sur les repas scolaires "ou, à défaut, qu'il mette en place un soutien financier spécifique aux écoles".