Dépression, cyberharcèlement, sextorsion, … voici les recommandations du Conseil Supérieur de la Santé pour mieux protéger nos enfants en ligne
Le Conseil Supérieur de la Santé formule des recommandations pour mieux protéger les jeunes des écrans et réseaux sociaux.

- Publié le 04-12-2025 à 06h39
- Mis à jour le 04-12-2025 à 06h40

Ce jeudi 4 décembre, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a rendu un avis sur les effets de l'utilisation des écrans et des réseaux sociaux chez les jeunes. Dans celui-ci, le CSS en appelle à une meilleure protection des jeunes via plusieurs recommandations.
Des impacts à la fois physiques et psychologiques
Les impacts négatifs de l'exposition des enfants aux écrans s'expriment à la fois par des aspects physiques et psychologiques, souligne le CSS. À la sédentarité, les troubles de vue et du sommeil, s'ajoutent ainsi des retards de développement moteur, langagier et cognitif. Et si certaines pratiques d'utilisation favorisent la créativité, l'apprentissage, ou encore l'interaction sociale, l'exposition à des contenus nocifs peut en revanche être associée à "une forte pression mentale, de l'insatisfaction corporelle et des symptômes dépressifs".
D'autres risques existent également, rappelle le CSS. Parmi eux figurent le cyberharcèlement, la sextorsion (chantage basé sur la menace de partager des images personnelles à caractère sexuel à d'autres) et le grooming (sollicitation d'un mineur par un adulte à des fins sexuelles).
Interdire, ou non, le smartphone avant 13 ans ?
Sur base de ces constats, le Conseil Supérieur de la Santé souligne toutefois qu'une majorité de ses experts ne préconisent pas d'interdiction totale du smartphone avant 13 ans, faute de preuves scientifiques sur l'impact d'une telle mesure. Leur avis diffère cependant en ce qui concerne l'accès aux réseaux sociaux, qu'ils recommandent de limiter avant cet âge.