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"Enfant, je voulais être un grand explorateur mais j'avais le vertige ! Et j'avais le sentiment que tout avait déjà été exploré..."

Psychiatre, explorateur et environnementaliste suisse. Bertrand Piccard a toujours eu dans la tête une boussole dont l'aiguille n'indiquait pas le Nord mais l'inconnu.

Bertrand Piccard.
Bertrand Piccard: "Il ne faut jamais dire que quelque chose est impossible". ©Belga

De Bruxelles, il est plus aisé – et moins cher… – de rejoindre Lausanne en avion plutôt qu'en train. Un comble quand on a rendez-vous avec celui qui veut persuader les décideurs, les investisseurs et les citoyens de la pertinence et de l'efficacité des énergies renouvelables : l'homme qui a définitivement rayé le mot "impossible" de son vocabulaire. Tom Cruise ? Non, même si, comme le héros de Top Gun, il aime voyager dans les airs.

C'est Bertrand Piccard qui m'accueille au siège de sa Fondation Solar Impulse, logée dans un ancien bâtiment qui abrita, naguère, une école dirigée par des sœurs. La vue sur le lac Leman est inspirante. Fils et petit-fils d'explorateurs, l'un a exploré les airs, l'autre les fonds sous-marins, Bertrand Piccard s'est fait connaître grâce à deux exploits : le tour du monde en ballon sans escale et le tour du monde en avion, mû par la seule énergie solaire. Il ne s'arrêtera pas là. Car il a dans la tête une boussole dont l'aiguille n'indique pas le nord mais l'inconnu et tout ce qui n'a pas encore été découvert. Une force particulière émane de cet homme capable des plus grands exploits : il y accède grâce à son audace, mais aussi à sa faculté de concentration, à la méditation et l'autohypnose.

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