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La Fef, la Fédération des étudiants francophones, est-elle trop puissante ?

Le syndicat étudiant a réussi un tour de force ces derniers jours en divisant la majorité PS-MR-Ecolo sur la réforme du décret Paysage. S'il n'est pas monté "béton" au front, il est néanmoins parvenu à mettre ses revendications à l'agenda des partis politiques en campagne et du parlement. La Fef peut compter sur ses acquis légaux, son vivace réseau d'anciens, son lobbying et... sur le soutien des partis de gauche. Décryptage.

© Bernard Demoulin : Emila Hoxhaj presidente de la FEF
Emila Hoxhaj est l'actuelle présidente de la Fédération des étudiants francophones (Fef) © Bernard Demoulin

Elle est de toutes les matinales en radio, de tous les plateaux télévisés, son nom est sur toutes les lèvres ces dernières semaines. La Fef, la Fédération des étudiants francophones, a d'ores et déjà atteint un de ses objectifs : faire parler d'elle et semer la pagaille sur la réforme du décret Paysage qui déchire la majorité PS-MR-Ecolo en Communauté française. Un vote doit d'ailleurs intervenir ce mardi en commission du parlement. Tout l'enjeu dans ce débat consiste à déterminer combien d'étudiants (des centaines ou des milliers ?), coincés entre deux versions de ce décret qui organise notamment les conditions de réussite dans le supérieur, ne seront plus finançables au terme de l'année académique. Des chiffres ont fusé mais en réalité, nul ne le sait exactement. La Fef a quant à elle avancé le chiffre de 70 000 étudiants en danger, sans que le calcul menant à ce résultat ne puisse être démontré.

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