Ahooga, le vélo 100 % européen : "Par rapport à mai 2019, on a pratiquement triplé nos ventes"

- Publié le 27-06-2020 à 07h00
- Mis à jour le 07-10-2020 à 16h35

Libre Eco week-end | Le dossier
Un vélo pratique, léger et hybride pour des villes heureuses… Rien que ça ! Telle est la vision d'Ahooga Bike, start-up créée en 2015 par deux Bruxellois issus du monde de la finance. Cinq ans plus tard, la jeune pousse a parcouru pas mal de chemin. En 2019, le chiffre d'affaires a grimpé à plus de 3 millions d'euros, en hausse de 40 % par rapport à 2018. "Là, on sort d'un mois de mai assez dingue !, s'exclame Philippe Lefrancq, CEO et cofondateur de la jeune pousse (dont le siège se situe avenue Louise, comme un clin d'œil adressé aux milliers d'automobilistes qui se pressent sur cette artère parsemée de tunnels) . "Par rapport à mai 2019, on a pratiquement triplé nos ventes." Pourtant, au début du confinement, avec la fermeture de tous ses revendeurs, la question d'interrompre la production s'était posée. "On a finalement décidé de continuer et, aujourd'hui, même si les délais de livraison sont un peu plus longs, on est capable de répondre à la forte demande."
Ahooga s'est fait connaître avec un modèle pliant, doté d'un cadre triangulaire rigide (sans charnières), hybride (utilisable en mode électrique ou pas) et léger (13 kilos avec la batterie). Un vélo idéal quand on veut combiner les modes de transport pour se rendre au boulot, ou ailleurs, à un prix abordable (entre 1 269 et 2 599 euros). En 2018, la gamme a été agrandie avec le Modular, vélo hybride plus familial, qui est capable, grâce à différents modules, de supporter une charge totale de 155 kg.
Marque belge, Ahooga est de fabrication 100 % européenne. "Nous concevons nos propres cadres, nous les soudons en Europe à partir d'aluminium acheté en Belgique. Selon les modèles, 30 à 100 % de l'assemblage sont réalisés en Belgique", assure Philippe Lefrancq. La start-up, qui emploie treize personnes (hors période de confinement), joue aussi la carte de la durabilité en proposant un service de reconditionnement de batteries. Pratiquement, on récupère tous les composants d'une batterie usagée, on en extrait les cellules en fin de vie et on les remplace par de nouvelles, avec une capacité plus grande que les cellules d'origine. Le tout pour un prix jusqu'à 50 % moins cher qu'une batterie neuve. Quant aux cellules usagées, elles s'offrent une deuxième vie au service de plus petits appareils. Malin, non ?
