2020, encore une belle année pour le vin belge
Les vendanges vont bientôt commencer, et elles s'annoncent positives en quantité et en qualité.
- Publié le 07-09-2020 à 10h18
- Mis à jour le 11-09-2020 à 17h53

Cela devient doucement une bonne habitude, les vignerons belges vont pouvoir anticiper le début des vendanges. Alors qu'il fallait attendre traditionnellement la fin du mois de septembre pour commencer la récolte des raisins, cela s'accélère ces dernières années. "J'ai l'impression de me répéter depuis 2018, mais l'ensoleillement a été exceptionnel cette année et l'année 2020 est similaire aux deux dernières, se réjouit Pierre Rion, le président de l'association des vignerons wallons. Cela donne des raisins de belle qualité, et des vendanges anticipées. Certains vont s'y mettre début septembre, et le reste commencera à la mi-septembre."
Une bonne nouvelle pour les producteurs qui pourront noter 2020 comme un beau cru. "La qualité continue de s'améliorer d'année en année. Plusieurs facteurs expliquent cela. Il y a d'abord le changement climatique qui donne des étés plus chauds et plus secs. C'est idéal pour les vignes puisque cela donne des raisins plus sucrés et que cela réduit tous les risques de maladies et champignons, explique-t-il. Et puis il y a une émulation positive entre tous les producteurs. Cela va vraiment dans le bon sens ces dernières années avec des grandes familles qui investissent pour sortir de grands vins et qui améliorent leurs procédés tout en entraînant les plus petits avec eux."
La conversion vers la production biologique est aussi de plus en plus présente, pour une qualité qui ne cesse de grimper. Et la quantité ? "Pour faire le calcul par rapport aux autres années, il faut se baser sur le nombre de parcelles. Et elles ont augmenté en Wallonie de 30 à 40 % depuis 2018. On va peut-être dépasser le nombre de bouteilles produites en 2018, mais il faudra voir le rapport."
Pour rappel, ce record est porté à 1,3 million de bouteilles, un chiffre qui pourrait grimper à 1,5 million pour 2020. Une montée qui semble donc exponentielle et qui augure de belles années, même s'il faudra encore se méfier de la météo, de l'été, mais aussi du début du printemps. "Les gelées tardives peuvent être désastreuses. Personnellement, j'ai perdu 30 % d'une parcelle à cause de cela cette année. Mais là encore, les producteurs sont de mieux en mieux équipés pour protéger les vignes. Certains n'ont perdu que 2 à 3 %."
