Des Diables Rouges au "personal branding": le parcours du jeune Amine Serock
Amine Serock a lancé la société Creatical, centrée sur la communication des dirigeants.

- Publié le 13-12-2024 à 08h00

De l'animation de l'actualité des Diables rouges sur les réseaux sociaux à la création de sa propre petite entreprise de création de vidéos de personal branding ou d'employer branding à destination des entreprises et de leurs dirigeants. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Amine Serock (25 ans) n'a pas perdu de temps. Enthousiaste, le jeune homme est du genre fonceur.
De radio, du stand-up et les Diables
Adolescent, il avait déjà la bougeotte ; il touche alors à la radio et se lance au théâtre dans le stand-up. Puis ce seront les études universitaires avec un Bachelor en Communication et Journalisme, puis un Master en relations publiques. Mais, parallèlement, Amine Serock trouve un moyen idéal pour assouvir sa passion pour le football et les Diables rouges. "L'Union belge de football cherchait alors une personne qui pouvait faire le lien entre les fans de l'équipe et les joueurs. Me voilà arrivé douzième homme de l'équipe sauf que mon terrain à moi, c'était les réseaux sociaux", nous explique-t-il. Amine Serock est en effet désigné en 2021 Belgian Red Reporter francophone dans le cadre d'un concours organisé par l'Union belge et Proximus. Avec des résultats impressionnants à la clé : ces vidéos atteignent jusqu'à 1 million d'abonnés. Ce sera pour l'intéressé l'occasion de pas mal voyager mais aussi et surtout de tester une première forme d'entrepreneuriat. "J'ai toujours soif de grandir, d'apprendre et d'évoluer et cela depuis tout jeune. J'ai une certaine ambition et je voulais découvrir le monde de l'entrepreneuriat", raconte Amine Serock.
À ce jour, Creatical compte une quarantaine de clients, dont une quinzaine de clients récurrents mensuels. Et cela dans différents secteurs.
Ce dernier rencontre ensuite Marvin Ndiaye, fondateur et CEO de Fresheo, une start-up wallonne qui livre des plats à domicile. Il y fera un job étudiant. "J'ai découvert comment un jeune de 25 ans pouvait gérer une entreprise de plusieurs millions avec pas loin de 100 employés. J'ai beaucoup appris. Il cherchait une personne pour développer son personal branding sur les réseaux sociaux. Je l'ai accompagné et, en un an, on est passé de 3 000 abonnés à 90 000 abonnés", explique-t-il.
Une efficacité qui incitera d'autres entrepreneurs à vouloir faire appel à ses services. Amine Serock crée alors, début 2024, Creatical, une agence de création de vidéos verticales pour les chefs d'entreprise et les entreprises. "Notre spécialité, c'est de mettre l'humain en avant, de travailler avec des visages. Nous voulons avoir une démarche la plus authentique possible de manière à créer des vidéos qui atteignent une certaine viralité sur les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok, Linkedin. Mais chaque client a évidemment ses propres objectifs. Certains ont des objectifs de notoriété pour développer leurs business, d'autres veulent mettre en avant les employés pour être plus attractifs sur le marché de l'emploi et dénicher des talents", poursuit encore notre interlocuteur. Qui ajoute : "Nous ne créons pas juste des vidéos mais bien des stratégies de communication en fonction du positionnement de l'entreprise, de ses valeurs, etc. Et nous travaillons sur la durée avec nos clients. C'est cela aussi qui fait la différence."
"J'ai refusé 5 contrats à durée indéterminée"
Aujourd'hui, Creatical compte une petite dizaine de personnes – avec des monteurs, vidéastes et graphistes – et comprend parmi ses clients des entreprises comme Fresheo donc mais aussi les salons de coiffure Mathieu Nayis, Vertuoza (logiciel pour les professionnels du bâtiment), Arbalett (cabinet de recrutement) ou encore les Suspendus, une société spécialisée dans les travaux en hauteur. Avec deux offres : l'une à 2 500 euros hors TVA par mois, l'autre à 3 600 euros hors TVA. "Notre portefeuille clients compte une quarantaine d'entreprises, dont une quinzaine de clients récurrents à qui nous fournissons chaque mois un certain nombre de vidéos. Mon objectif, c'est d'avoir d'ici avril, car ce sera alors mon anniversaire, 40 clients récurrents mensuels. C'est ambitieux mais réaliste. En un an, nous avons généré plus de 50 millions de vues pour nos clients au travers de différentes plateformes", explique encore Amine Serock. Et de conclure : "Depuis le départ, l'entreprise se développe par auto-financement. Mais il faut une certaine résilience. Au début, c'était compliqué. J'ai refusé 5 contrats à durée indéterminée pour me lancer. Et je ne me suis pas versé de salaire pendant plus d'un an. À force de travailler sur son réseau et de s'entourer des bonnes personnes, j'ai pu gagner des clients qui m'ont fait confiance et le bouche-à-oreille fonctionne. Je ne vois pas, à ce stade, l'intérêt de faire une levée de fonds pour financer la croissance."
