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Le coup de génie du marketing, "c'est d'avoir valorisé un déchet industriel en complément alimentaire pour les sportifs"

Libre Eco | Le dossier. Les compléments alimentaires inondent le monde du sport. Avec des bienfaits souvent limités ou inexistants. Mais des tarifs parfois exorbitants qui alourdissent la facture des adeptes.

Certains sportifs se gavent de protéines, parfois à l'excès. Comme avec les shakers de "whey".
Certains sportifs se gavent de protéines, parfois à l'excès. Comme avec les shakers de "whey". ©Copyright (c) 2020 Miljan Zivkovic/Shutterstock. No use without permission.

Après un "bip" de validation, le tourniquet orange laisse pénétrer dans le "temple", comme l'appellent certains adeptes. Nous voilà au sein d'une salle de sport "Basic Fit", à Ixelles, à 350 mètres d'un magasin spécialisé en compléments alimentaires et autres protéines, affichant les mots performance, force, énergie, gestion du poids, santé, bien-être sur la façade.

Les corps transpirent, la fonte résonne. Dès l'entrée, on peut profiter d'une fontaine "Yanga". Il s'agit d'un distributeur d'eau aromatisée, sans sucre, avec ajout de vitamines et même de caféine pour l'une des options proposées, que l'on peut faire couler dans sa gourde en échange de quelques euros par mois. Un peu plus loin, un double distributeur, plus classique, où l'on peut retrouver des boissons énergisantes, des barres protéinées, des milk-shakes protéinés, des boissons réhydratantes, ou encore des gourdes, des élastiques, des serviettes. Pratique. Une façon aussi de doper le chiffre d'affaires. Un abonnement à la salle coûte environ une vingtaine d'euros par mois, les boissons en bouteille entre 3,50 euros et 4,50 euros à l'unité pour la plupart. Les "suppléments" alourdissent vite la facture.

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