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Dry January: Macron et le gouvernement Borne font grincer des dents

Absence de soutien au Défi de janvier, campagnes annulées, ingérence des lobbys… Le président et le gouvernement sont accusés de ne pas en faire assez en matière de prévention sur les dangers de l'alcool.

Laurent Dupuis
<p>Emmanuel Macron boit un verre de vin au cours d'un déplacement sur le Tour de France cycliste, à Sainte-Marie-de-Campan (Hautes-Pyrénées), le 15 juillet 2021</p>
En novembre 2019, le président Emmanuel Macron avait annoncé qu’il ne soutiendrait pas le “Défi de janvier” lors d’une visite dans la région du champagne, où il avait rencontré des représentants du monde viticole. ©AFP/Archives

Les Belges ont choisi février pour leur "Tournée minérale", le mois le plus court de l'année, même si ses adeptes devront prolonger le sevrage d'un jour en 2024 (année bissextile oblige). En France, cette opération baptisée "Dry January" se tient en janvier.

Les Belges ont choisi février pour leur "Tournée minérale"

Ce n'est pas la seule différence. Si les autorités publiques belges soutiennent la "Tournée minérale", ce n'est pas le cas dans l'Hexagone. "Ce sont les associations, dont la nôtre, qui ont lancé en 2020, avec très peu de moyens, la première édition du Défi de janvier", explique Bernard Basset, président de l'association "Addictions France" et médecin spécialiste en santé publique. "L'opération devait être conduite par l'agence Santé publique France, mais l'État s'est retiré."

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