"Un tour de force", "Un favori pour prendre les clés du 16": la presse francophone évoque les gagnants des élections
Pari réussi pour Bart De Wever, Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot, résument les éditorialistes francophones après les victoires de la N-VA, du MR et des Engagés aux élections dimanche. Tour d'horizon.

- Publié le 10-06-2024 à 06h59
- Mis à jour le 10-06-2024 à 09h20
Bart De Wever, d'abord. Dans la Libre, Dorian de Meeus salue "une excellente fin de campagne de la N-VA, là où le Belang voyait son moteur se gripper malgré une coûteuse offensive sur les réseaux sociaux." "Un tour de force", selon Paul Gérard, dans l'Echo.
"Qui eut cru que la N-VA, ex-affreux Jojo de la politique belge il y a quelques années, ferait figure de rempart utile pour contenir une droite bien plus radicale encore? ", écrit Alexis Carantonis, dans la DH.
Georges-Louis Bouchez ensuite. "Le grand tournant libéral : le MR en rêvait, Bouchez l'a fait", titre Béatrice Delvaux dans Le Soir. "Le résultat est historique, d'autant plus que la victoire est, à ce stade, totale." "Il a joué avec le feu, il ne s'est pas brûlé", estime pour sa part Albert Jallet dans L'Avenir. "GLB s'est approché de la barre fatidique des 30 %", observe Demetrio Scagliola dans SudInfo. "La victoire de la droite francophone lui revient", juge Dorian de Meeus.
Maxime Prévot enfin. "Sa refonte en profondeur a remis en selle le parti centriste", pointe Paul Gérard dans l'Echo. "Et avec le CD&V qui se maintient en Flandre, cela laisse entrevoir des possibilités."
Ces résultats ouvrent des perspectives inattendues pour la formation des futurs gouvernements, relèvent les éditorialistes. "Le centre-droit sort renforcé de ce scrutin et plusieurs options sont envisageables", selon Paul Gérard. Pour Alexis Carantonis, Bart De Wever, "l'ascète flamand est plus que jamais favori pour prendre les clés du 16 et devenir notre futur Premier ministre." Mais "quand on voit que la N-VA place d'emblée l'autonomie et l'auto-détermination (flamandes) en tête des priorités. Ce ne sera pas simple, mais il le faudra", selon Paul Gérard.
Le résultat du scrutin donne toutefois des raisons d'espérer. "Avec le revirement droitier du sud du pays, l'opposition "bloc de gauche" au sud VS "bloc de droite" au nord s'effrite. C'est tout le Royaume qui tourne à droite, en évitant les plus dangereux des sentiers radicaux qu'on lui prédestinait", conclut Alexis Carantonis.
Les Unes de la presse francophone





