Duferco-NMLK: Marcourt appelle à la reprise du dialogue social

Le ministre wallon de l'Economie invite direction et syndicats à se remettre autour de la table. Pour rappel, 600 emplois devraient être supprimés sur les sites louviérois.

Belga
Duferco-NMLK: Marcourt appelle à la reprise du dialogue social
©Olivier Pirard

Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a appelé mercredi direction et syndicats de Duferco-NLMK à La Louvière à se remettre autour de la table pour reprendre le dialogue social.

Le gouvernement wallon a rencontré mercredi les représentants de la direction des deux entreprises sidérurgiques qui perdent chaque mois plusieurs millions d'euros et ont annoncé leur intention de réduire l'emploi sur les sites louviérois de quelque 600 unités sur 1.357.

"Les deux entreprises nous ont dit qu'elles voulaient maintenir et développer leur activité là-bas", a indiqué M. Marcourt.

Selon le ministre, les deux groupes doivent afficher la transparence à l'égard de leurs objectifs et présenter un vrai plan industriel, et parallèlement, direction et syndicats doivent reprendre le dialogue social.

"Il faut se mettre autour d'une table et négocier pour la pérennité de l'outil", a ajouté M. Marcourt.

Le gouvernement wallon rencontrera jeudi les syndicats.

Une phase informelle de discussions pour Di Rupo

Les deux directions des entreprises sidérurgiques de La Louvière, en grandes difficultés, ont souligné mercredi tant devant le gouvernement wallon que devant le Premier ministre Elio Di Rupo l'urgence de la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux.

Le président de Duferco Belgium, Antonio Gozzi, a ainsi rappelé que des mesures urgentes devaient être prises sans lesquelles la survie de la société ne pourrait plus être assurée. Une solution doit en effet être trouvée d'ici la fin de l'année.

Oleg Bagrin, président du comité exécutif du groupe NLMK, et Horacio Malfatto, président de NLMK Europe, ont quant à eux à nouveau déploré que 20 jours se soient écoulés depuis le conseil d'entreprise du 18 octobre où avait été présenté le plan de réduction des coûts qui toucherait 601 emplois sur les deux sites sidérurgiques. Les deux directions ont de nouveau exprimé leur souhait de réouverture urgente du dialogue social, une solution de sauvetage étant indispensable dans les prochaines semaines.

Le Premier ministre Elio Di Rupo a quant à lui reconnu la situation très grave des deux entreprises louviéroises. Il a notamment indiqué qu'il était urgent qu'il y ait une phase informelle de discussions entre les différentes parties avant d'entamer les négociations.

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