David Lloyd ouvre un nouveau club à Sterrebeek : "On veut garder nos membres à vie"
Malgré des tarifs difficilement accessibles à toutes les bourses, le troisième club belge de l'entreprise britannique fait déjà quasi salle comble.

- Publié le 21-09-2023 à 19h47
- Mis à jour le 21-09-2023 à 19h52

Portes à visser, plâtrage à peaufiner, … Les ouvriers sont concentrés sur leurs tâches respectives. L'horloge tourne. Dans moins de 24 heures, les premiers visiteurs – des familles venues tester l'infrastructure – feront leur apparition dans le flambant bâtiment neuf du David Lloyd. La célèbre entreprise britannique, du nom de l'ancien joueur de tennis qui l'a créée, s'apprête à ouvrir son troisième club – officiellement le 26 septembre – en Belgique.

Après Uccle et Anvers, c'est au tour de Sterrebeek, dans la banlieue est de Bruxelles et à quelques encablures de l'aéroport de Zaventem, d'accueillir un club de sports et loisirs au logo du David Lloyd. C'est en fait tout un quartier de la commune du Brabant flamand, l'ancien site de l'hippodrome, qui va changer. Le projet Steria est gigantesque. En plus du nouveau club de 11 000 m2, près de 250 nouveaux logements sont en construction, ainsi qu'un hôtel luxueux. Avec vue sur le terrain de golf, s'il vous plaît. "Certaines de ces villas valent plus de 3 millions d'euros", nous montre Niels Van den Steen, le nouveau gérant du Lloyd Sterrebeek.

Du personnel britannique à la rescousse
Le Brabançon jette un dernier coup d'œil sur la piscine extérieure du club, qui sera ouverte toute l'année, avec une eau chauffée à 27 degrés. "On se croirait en pleine campagne, sourit le jeune homme. Normalement, il n'y a pas un bruit. Pourtant, nous sommes juste à côté du Ring de Bruxelles". Normalement, oui. Car ce jeudi, le futur club est une véritable fourmilière où se croisent ouvriers et futurs moniteurs de fitness. "Nous avons fait venir des employés du Royaume-Uni. C'est la procédure quand David Lloyd ouvre un club à l'étranger. Il faut s'assurer que tout se passe bien, selon les standards et les valeurs du Lloyd".
Soudain, un message retentit. Identique à un appel dans un aéroport. Un nom de code est annoncé en anglais. "C'est un test pour expliquer au personnel qu'il y a un problème à la piscine, explique Niels Van den Steen. L'idée est de ne pas faire paniquer nos membres. Au niveau des normes de sécurité, on est au-dessus des exigences belges."
Salles de fitness, sauna, hammam, restaurant, salon, terrains de Padel sur le toit et espaces de travail : le David Lloyd sterrebekois n'a rien à envier à son grand frère d'Uccle. "Notre bâtiment est plus petit, mais plus moderne. On s'est inspiré d'un club du Lloyd à Madrid". En quelques semaines, le club a affilié 2 000 membres. "On peut encore accueillir 500 nouveaux membres, mais pas plus. On veut garder cet esprit club". Un club qui cible surtout les familles, avec près d'un quart des membres qui sont des enfants. Et les petits bouts s'y retrouveront entre les animations de la crèche, les mini-terrains de foot, les cours de natation ou les soirées à thèmes spécifiques, "du style pop-corn télévision". Même les vestiaires ont été pensés pour les enfants. "On veut que ce club soit un deuxième chez soi. Chacun doit venir en fonction de ses envies, simplement lire son journal dans le salon, se dépenser dans les salles fitness ou se détendre dans les saunas. L'idée est de pouvoir tout faire à un endroit, sans devoir courir à gauche et à droite pour faire garder ses enfants, par exemple."

"On veut rester un club de prestige"
Entre les moniteurs et les services de restauration, près de septante personnes (dont 35 employés) vont travailler dans ce nouveau Lloyd. À plus de 200 euros l'adhésion, en mode platinium et en tarif adulte, par mois, auquel il faut rajouter un droit d'entrée qui va évoluer à la hausse, le club n'est pas ouvert à toutes les bourses. . "On veut rester un club de prestige, assume-t-on du côté du Lloyd. Il est vrai que pour une famille, cela peut monter à 500 euros par mois et il faut pouvoir les payer. Mais quand vous voyez les services que nous proposons, on peut dire que nos membres en ont pour leur argent. On veut les garder à vie. À Uccle, on a des membres qui sont là depuis près de 20 ans".
Aspria, Mix ou Animo,… les nouveaux clubs poussent comme des petits champignons dans Bruxelles et sa banlieue. La Libre reviendra d'ailleurs prochainement sur ce phénomène. "Le Covid a changé pas mal de choses, développe Niels Van den Steen. Les gens se sont rendu compte que leur santé physique et santé mentale étaient fondamentales. Il y a aussi l'aspect social qui joue". Le David Lloyd n'a, pour l'heure, pas d'autres projets de clubs en Belgique.