La première mondiale des taxis volants, avec des vitesses maximales vertigineuses, prendra son envol à Dubaï
Non, ce ne sera pas en France, qui s'était déjà positionnée sur ce genre de projets, mais dans un pays bien connu du Moyen-Orient pour ses investissements à grande échelle.

- Publié le 18-11-2024 à 14h12
- Mis à jour le 18-11-2024 à 16h14

Annoncés comme une révolution dans le transport urbain, les taxis volants attisent l'intérêt des grandes métropoles. Si Paris avait un temps espéré les voir survoler la Seine lors des Jeux Olympiques 2024, le projet a pris du retard. Les couacs semblent d'ailleurs s'accumuler, avec l'annonce récente de la suppression d'une subvention pour développer le projet, en plus d'autres problèmes techniques.
À Dubaï par contre, la machine semble bien huilée. Il y a quelques jours, le prince héritier de Dubaï, Sheikh Hamdan bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, annonçait officiellement le début des travaux de la première station de taxis volants près de l'aéroport international. "La station, qui a été construite sur une superficie de 3 100 mètres carrés, devrait accueillir 42 000 voyages par an, bénéficiant à 170 000 passagers par an…", a dévoilé ce dernier sur le réseau social X.
En première phase, trois autres stations seront installées dans des lieux stratégiques comme le centre-ville, la marina et Palm Jumeirah. Un choix stratégique étant donné que c'est dans ces quatre zones que se trouvent les quatre principaux hôtels de la ville.

L'objectif ? Offrir un réseau de transport aérien intra-urbain fonctionnel dès 2026. Si les délais sont respectés, il s'agira d'une première mondiale en matière de transport urbain. Une innovation de plus dans cette région, à l'instar de son voisin saoudien, qui devient de plus en plus un épicentre des nouveautés urbanistiques.
Plus de 300 km/h
Ces "vertiports", spécialement conçus pour les appareils à décollage et atterrissage verticaux (VTOL), promettent une mobilité "rapide, connectée et fluide." Les appareils, développés en partenariat avec JOBY Aviation et Skyports Infrastructure, auront une vitesse de pointe de 320 km/h. Ils permettront de relier l'aéroport international à Palm Jumeirah en 10 minutes à peine, contre 45 minutes en voiture. Le tout, promet-on, à des tarifs compétitifs.
Mais si la vitesse et l'efficacité peuvent séduire, ces taxis volants devront encore démontrer leur viabilité à grande échelle. Des interrogations persistent, les nuisances sonores notamment. "Avec une capacité de quatre passagers plus un pilote, le taxi aérien génère beaucoup moins de bruit que les hélicoptères traditionnels", répond l'agence de presse officielle des Émirats arabes unis.
La RTA, l'autorité des routes et des transports de Dubaï, sera responsable de la gouvernance et de l'intégration de ce nouveau mode de transport avec les autres systèmes de transport en commun existants.
En tout cas, Dubaï n'entend pas limiter ce projet à son territoire. À terme, ces taxis aériens pourraient relier la ville à Abu Dhabi, à environ 150 kilomètres. À noter qu'il n'est pas précisé le montant total investi dans les infrastructures pour développer le projet. Mais quoi qu'il en coûte, les Émirats arabes unis comptent bien devancer Paris, Séoul ou encore Los Angeles. Des métropoles qui ambitionnent depuis un petit moment d'intégrer des taxis volants dans leur paysage urbain.