L'histoire de ces jumelles cache un phénomène biologique rarissime : "Mon père ne me ressemblait pas du tout"

Michelle et Lavinia Osbourne ont grandi en pensant être de vraies jumelles. À 45 ans, un test ADN révèle pourtant une vérité inattendue.

Ces échographies supplémentaires seront toutes prises en charge à 100% par la Sécurité sociale, a précisé à l'AFP le cabinet de la ministre.
Michelle et Lavinia Osbourne ont grandi en pensant être de vraies jumelles. ©Alexander Raths/Shutterstock.com

C'est une histoire qui défie les idées reçues sur la gémellité. Au Royaume-Uni, Michelle et Lavinia Osbourne partagent tout ou presque : une naissance à quelques minutes d'intervalle, une enfance commune et un lien indéfectible. Et pourtant, elles n'ont pas le même père.

Ce cas rarissime, rapporté notamment par la BBC, est considéré comme unique dans l'histoire du pays. À l'échelle mondiale, à peine une vingtaine de cas ont été recensés.

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À l'origine de cette singularité : la superfétation hétéropaternelle, un phénomène extrêmement rare. Lorsqu'une femme libère plusieurs ovules au cours d'un même cycle, qui sont ensuite fécondés par les spermatozoïdes de deux hommes différents, les embryons se développent simultanément dans l'utérus.

Concrètement, Michelle et Lavinia ont été conçues naturellement, ont partagé la même grossesse et sont nées le même jour. Mais biologiquement, elles sont demi-sœurs.

Une enfance difficile

Nées à Birmingham d'une mère âgée de 19 ans, les deux filles sont rapidement confiées à une amie. Leur mère affirme alors que leur père s'appelle James. Elles grandissent ensuite au sein de plusieurs familles d'accueil.

À l'adolescence, elles finissent par retrouver cet homme présenté comme leur père. Mais très vite, le doute s'installe chez Michelle. "Il ne me ressemblait pas du tout", confie-t-elle au Telegraph.

Il faudra attendre leurs 45 ans pour que les certitudes s'effondrent. Le jour même du décès de leur mère, Michelle reçoit les résultats d'un test ADN : James n'est pas son père biologique. Après des recherches, elle découvre que son véritable père s'appelle Alex. C'est le frère d'une ancienne amie de sa mère, aujourd'hui toxicomane et sans domicile fixe.

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Lavinia décide alors de faire elle aussi un test ADN. Elle non plus n'est pas la fille de James. Après plusieurs recherches, elle retrouve Arthur, son père biologique, avec qui elle entretient désormais une relation proche.

Selon BFMTV, cet homme explique que Lavinia a été conçue à un moment particulièrement difficile pour leur mère, qui "ne se sentait pas en sécurité et était en état de choc".

"C'est ma sœur jumelle"

Malgré ces révélations tardives et un parcours de vie complexe, Michelle et Lavinia refusent que leur histoire biologique redéfinisse leur relation. Interrogées par la BBC, elles affirment partager "un lien indestructible". Michelle le résume sans détour : "C'est ma sœur jumelle. Rien ne peut changer ça."

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