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Une nouvelle génération de pesticides qui divise: "Nous devrions revoir la réglementation pour mieux prendre en compte leurs spécificités"

Les pesticides à ARN interférents pourraient transformer l'agriculture en ciblant uniquement les nuisibles. Mais ces promesses sont-elles réalistes face aux risques pour la biodiversité et la santé humaine ?

Valentin Hammoudi
Tractor spraying pesticides on soy field  with sprayer at spring
Tractor spraying pesticides on soy field with sprayer at spring ©Copyright (c) 2021 Fotokostic/Shutterstock. No use without permission.

Depuis quelques années, une nouvelle génération d'insecticides intrigue autant qu'elle inquiète : les pesticides à ARN interférents. Présentés par certains comme une alternative plus ciblée et plus respectueuse de l'environnement que les produits chimiques traditionnels, ils suscitent néanmoins de nombreuses interrogations sur leurs effets réels sur la biodiversité et la santé humaine.

"Contrairement aux pesticides classiques, qui agissent sur la physiologie de l'insecte en bloquant, par exemple, son système nerveux, les pesticides à ARN interférents agissent à la source, au niveau génétique. Ils empêchent la production de protéines essentielles à la survie ou au développement de l'insecte", explique Kristof De Schutter, chercheur en sciences agricoles à l'Université de Gand.

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